Politique québécoise

André Boulerice quitte la vie politique

Caroline Lavigne
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Le député péquiste de Ste-Marie-St-Jacques, André Boulerice, a annoncé le 12 septembre dernier qu’il quittait la vie politique. "C'est la décision la plus difficile que j'ai eu à prendre de toute ma vie. Le vieil adage voulant qu'il soit beaucoup plus facile d'entrer en politique que d'en sortir est entièrement vrai. Il est temps de céder le flambeau à quelqu'un d'autre", a confié le député Boulerice.

Ce remplaçant, M. Boulerice espère qu'il sera "capable d'apporter une approche renouvelée, une dynamique différente, qu'il saura établir un lien direct et constant avec la population du Centre-Sud, du Vieux Montréal".
M. Boulerice sera néanmoins militant lors du prochain référendum.
"À pied levé, je rejoindrai les troupes souverainistes au prochain rendez-vous que nous fixerons pour l'avenir de notre peuple", dit-il.
gé de 59 ans, M. Boulerice est député de Ste-Marie-St-Jacques depuis 1985, soit depuis plus de 20 ans. C'est toutefois un militant péquiste depuis les débuts de cette formation politique. C'est la conjointe de Bernard Landry en 1970, Lorraine Laporte, qui lui avait vendu sa première carte de membre du parti.
Avant son élection comme député, il avait agi comme président de l'association péquiste qui regroupe les circonscriptions du Centre de Montréal.
Une fois élu, M. Boulerice a siégé dans l'opposition à l'Assemblée nationale. Il a dû attendre jusqu'en 2001 avant d'accéder au conseil des ministres dans le gouvernement Landry, à titre de ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration.
Une des batailles qui a marqué la carrière de M. Boulerice est sa lutte pour faire reconnaître le droit des homosexuels. Il a notamment contribué en 2002 à l'adoption de la loi 84, qui plaçait les couples formés de conjoints du même sexe sur le même pied juridique que les couples hétérosexuels.
Le député n'a d'ailleurs jamais caché son orientation homosexuelle et a été un des premiers politiciens québécois à s'afficher comme tel.
"Bien des sociétés manifestent de l'intolérance en cette matière. Notre société, elle, n'est plus à l'époque de la tolérance, mais de l'acceptance, c'est-à-dire de l'acceptation inconditionnelle de l'autre", a alors déclaré le député Boulerice lors d'une intervention à l'Assemblée nationale pour expliquer son appui au projet de loi 84.
La démission du député de Ste-Marie-St-Jacques rend disponible une circonscription qui a une très longue tradition péquiste. En effet, sauf pour une brève période entre 1983 et 1985, la circonscription a toujours choisi un député péquiste depuis 1970, date où Claude Charron y était élu et devenait le plus jeune député de l'histoire de l'Assemblée nationale à 23 ans.
Cette circonscription du centre-ville de Montréal, qui englobe le Village gai, pourrait même devenir celle du futur chef du Parti québécois, si celui qui succède à Bernard Landry le 15 novembre prochain n'était pas déjà député. Toutefois, un porte-parole du candidat André Boisclair a indiqué lundi que ce dernier n'envisageait pas de se porter candidat dans ce comté.

 

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Publié le 13 septembre 2005

par Caroline Lavigne