Assemblée générale du CCGLM

2006 devrait être l’année du déménagement

Denis-Daniel Boullé
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Le 20 juin dernier, le Centre communautaire des gais et des lesbiennes de Montréal (CCGLM) tenait son assemblée générale. Créé en 1988, le CCGLM a connu en dix-sept ans d’existence plusieurs zones de turbulence, mais il est toujours retombé sur ses pieds. Fort d’offrir un certain nombre de services de référence et d’aide aux organismes communautaires et aux individus, le CCGLM fait partie du paysage communautaire gai et lesbien de Montréal et semble définitivement sorti de la crise financière qui menaçait sa survie il y a quelques années. Avec un bilan positif et un projet d’immobilisation qui requiert toute l’énergie de plusieurs bénévoles, le CCGLM aborde la prochaine année comme une nouvelle étape devant consolider son rôle de pilier dans la communauté.

Pour sa directrice générale, Lise Fortier, le bilan est concluant. «Avec l’assainissement de nos finances, nous pouvons mieux respirer. Pour la première fois, nous n’avons pas bouclé l’année budgétaire avec un déficit, ce qui est une bonne chose face aux défis qui nous attendent l’année prochaine», se félicite-t-elle. L’autre projet pour lequel se battait Mme Fortier concerne le centre de documentation, qui est devenu une entité à part entière. En devenant la bibliothèque À livres ouverts, le centre de documentation et de références a pu aller chercher des fonds qui lui ont permis de devenir autonome aussi bien dans l’administration que dans la recherche et l’octroi de subventions. Cette séparation était devenue nécessaire pour que le CCGLM puisse se concentrer sur sa mission. «Je suis heureuse que la bibliothèque puisse voler de ses propres ailes, et même presque un peu jalouse du logo qui représente un livre ouvert avec les six couleurs de l’arc-en-ciel», souligne avec amusement la directrice. Le Centre d’information juridique (CIJ), mis sur pied il y a un an et qui est gratuit et confidentiel, commence à prendre sa vitesse de croisière avec une équipe d’étudiants en droit qui répondent aux questions des usagers par téléphone ou par courriel sous la supervision de deux avocats confirmés. Bien entendu, l’équipe est composée de bénévoles.
En fait, hormis le poste à temps partiel de Laure Neuville, qui agit comme coordonnatrice de la bibliothèque, et celui de la directrice générale du CCGLM, le centre ne fonctionne qu’avec l’aide de bénévoles, une situation que déplore la directrice puisque que la mission du centre, aussi essentielle soit-elle, a dû mal à cadrer avec les programmes des différents ministères.
La question qui brûle cependant toutes les lèvres concerne l’ouverture du futur complexe communautaire de la Fondation Mario-Racine, souvent annoncée et maintes fois reportée. Les membres de la Fondation Mario-Racine ont souhaité ces derniers mois ne pas faire d’annonces trop précipitées. Aujourd’hui, l’édifice situé au coin des rues Ste-Catherine et Amherst a toutes les chances d’accueillir d’ici un an les groupes communautaires en mal d’espace ou de logement. Les dernières signatures doivent être apposées au cours de l’été et les travaux doivent débuter à l’automne pour accueillir les premiers locataires en juillet 2006. Pour convaincre les plus sceptiques, Lise Fortier a un argument de taille. «Le CCGLM n’a pas entrepris de démarches pour renouveler le bail de l’édifice de la rue Plessis. Le futur complexe communautaire ne peut qu’exister, sinon le CCGLM et la bibliothèque se retrouveraient sur le trottoir le 30 juin 2006.

 

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Publié le 18 juillet 2005

par Denis-Daniel Boullé