Course à la direction du Parti Québécois

André Boisclair entre dans la course, convaincu que son orientation sexuelle ne lui nuira pas

Nicolas Lavallée
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André Boisclair a annoncé sa candidature à la direction du Parti québécois vendredi dernier. "J'entreprends cette course avec la conviction que la génération montante a le talent et la compétence pour rassembler les Québécois et faire un pays du Québec", a déclaré M. Boisclair en annonçant sa candidature dans un centre culturel de Québec. Le nouveau candidat s'est décrit comme "un rassembleur" intéressé à réaliser la souveraineté "sans revanche et amertume".

M. Boisclair a annoncé sa candidature en présence d'une demi-douzaine de députés du Parti québécois qui l'appuient, du bloquiste Bernard Bigras, et de plus de 50 partisans.

M. Boisclair a également rendu hommage à "l'ouverture" des Québécois qui fera en sorte que son orientation sexuelle, différente de celle de la majorité, ne nuira pas à ses chances. "Le Québec est une société d'ouverture et de tolérance. Je suis fier de ce que je suis et je suis convaincu que ma différence n'aura pas d'impact significatif", a-t-il déclaré.

Le nouveau candidat s'est décrit comme un partisan de l'action soutenue de l'État dans l'économie. Le précédent gouvernement péquiste, dont il faisait partie, a commis des "erreurs" comme dans le dossier Gaspésia, a-t-il admis, mais "ce qui est important, c'est d'apprendre de ses erreurs".

Il promet de faire une "paire" exceptionnelle avec le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe pour favoriser la souveraineté du Québec.

Il a aussi vanté son amitié avec l'ancien chef du Parti québécois, Bernard Landry.

Par ailleurs, M. Boisclair se dit très à l'aise avec le programme dont le Parti québécois s'est doté lors de son dernier congrès, au début de juin. "Je suis à l'aise avec le programme du parti", a-t-il dit.

gé de 39 ans, M. Boisclair a été élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1989, alors qu'il n'avait que 23 ans.

Constamment réélu depuis cette date comme député péquiste de Gouin, M. Boisclair devenait ministre des relations avec les citoyens dans le gouvernement de Lucien Bouchard, puis leader parlementaire adjoint du gouvernement en 1998 et ministre de l'Environnement dès 2001.

À ce titre, il mettait en place une politique de l'eau qui interdit l'exportation de cette denrée de plus en plus rare.
Avec la venue de M. Boisclair, il y a donc trois candidats officiels à la succession de Bernard Landry: Mme Pauline Marois et M. Louis Bernard, en plus de M. Boisclair.

Un quatrième devrait joindre les rangs mardi prochain: le député de Blainville, Richard Legendre.
Par ailleurs, samedi à St-Hyacinthe, la conférence des présidents du PQ, qui regroupait les présidents d'associations locales et régionales du parti, fixait les modalités de la course au leadership

 

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Publié le 20 juin 2005

par Nicolas Lavallée