Être bien dans son milieu de travail, c’est un droit!

Homosexualité et environnement de travail

Caroline Lavigne
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Le caractère festif et exhubérant des célébrations de la fierté gaie nous fait trop souvent oublier l’origine politique et militante qui donna naissance à ce rituel. Ainsi, malgré les avancées législatives concernant les droits des gais et lesbiennes, l’homophobie est-elle encore bien présente dans nos sociétés. Et si comme société nous reconnaissons l’importance de lutter ensemble contre l’homophobie, la recherchce scientifique peut parfois contribuer à fournir les outils nécessaires à ce combat. C’est le but que s’est fixé le groupe de recherche Homosexualité et environnement de travail en pleine campagne de recrutement pour une vaste étude sur l’intégration des lesbiennes et des gais en milieu de travail. Elle est effectuée en partenariat avec les groupes suivants : Femmes regroupées en options non traditionelles (FRONT), Forum des lesbiennes et gais syndiqués du Québec, Intersyndicale des femmes et Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec. En plus de fournir des outils à ces partenaires dans leur lutte contre l’homophobie au travail, la recherche veut sensibiliser les syndicats, les employeurs et la population en général à l’impact des attitudes qui marginalisent les lesbiennes et les gais dans le milieu de travail. Les lesbiennes se sentent-elles assez à l’aise avec leurs collègues et en sécurité avec leur employeur-e pour revendiquer l’application concrète de leurs droits? Quels sont les difficultés que rencontre un travailleur gai dans un milieu de tavail majoritairement masculin?

Est-il plus facile pour une infirmière lesbienne que pour un infirmier gai de s’afficher dans non milieu de travail? Comment ces femmes et ces hommes composent-ils avec l’homophobie manifestée dans leur environnement de travail? Est-ce plus difficile pour ceux et celles issues des minorités culturelles? Est-ce différents dans les milieux anglophones? Telles sont les questions qui animent Line Chamberland, professeure-associée à l’Institut de recherche et d’études féministes de l’UQM et initiatrice du projet. Une recherche d’une telle ampleur est une première au Québec et au Canada. «Nous avons l’ambition de rejoindre plusieurs centaines de participant(e)s. L’enjeu est crucial : si nous faisons silence sur notre vie privée dans notre entourage de travail ou si nous sommes forcées de nous taire pour nous protéger, nous renonçons en pratique à l’exercice de nos droits». Le groupe de recherche souhaite rejoindre des participant(e)s dans tous les domaines d’emplois, anglophones comme francophones, de toutes les origines culturelles, partout au Québec. COnfidentialité assurée.

Pour plus d’information ou pour participer,
contacter Julie OUellette ou Johanne Paquin (514.987-3000, poste 8264 ou paquin.johanne@uqam.ca).