Un important coup de pouce

LE CONCOURSJeune Entrepreneur 2004 est ouvert

Hector Cartier
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Alors que la Chambre de commerce gaie du Québec (CCGQ) vient de lancer un appel à tous les jeunes à participer à la troisième édition du concours Jeune entrepreneur gai, nous publions, en juin et juillet, une série de deux entrevues expliquant l’importance d’un tel prix et les portes qu’il aide à ouvrir. Ce mois-ci, nous rencontrons Pascal Lépine, président d’Atypic et premier vice-président de la CCGQ.

Comment le prix est-il né et quelle est la participation de la CCGQ à ce prix ?

Le prix Jeune Entrepreneur Gai est une initiative de Patrick Desmarais, alors qu’il était président de la CCGQ. Il a approché la Fondation du Maire de Montréal pour la Jeunesse afin de lui proposer de donner l’occasion à un jeune entrepreneur gai de pouvoir démarrer son entreprise. Indirectement, ce prix a aussi été mis en place afin de contribuer au rayonnement de la communauté gaie québécoise. La CCGQ a toujours eu comme mandat de valoriser l’aspect «affaires» de la communauté. Elle est malheureusement encore perçue comme une communauté «festive», et cela peut nuire à de jeunes entrepreneurs dans leur recherche de financement. La Fondation du Maire de Montréal pour la Jeunesse a donné plus de 2 200 000 $ en bourse depuis ses débuts. Son taux de succès est de plus de 80 %, ce qui est plus important que n’importe quelle banque ou organisme similaire. Un jeune entrepreneur qui reçoit l’appui de la FMMJ reçoit un important coup de pouce !

Quel est ton engagement dans ce projet ?

Depuis 2 ans, je suis le responsable du prix auprès de la CCGQ. En tant que boursier de la FFMJ en 1999, j’ai voulu partager avec d’autres la chance qui m’a été offerte quand j’ai démarré Atypic. Mon désir premier est d’aider les jeunes entrepreneurs et de mettre à profit le réseau que j’ai développé.
Quand on est jeune, la réalité gaie peut rendre les choses difficiles. S’asseoir devant un financier avec un projet focalisé sur la communauté gaie peut être encore aujourd’hui mal perçu et même mettre en péril son développement. L’appui de la FMMJ, de la CCGQ et des divers partenaires donne de la crédibilité au projet.
L’appui de la Fondation à mon projet d’entreprise m’a permis d’aller chercher un financement additionnel de 300 000 $ pour assurer les 2 premières années d’existence d’Atypic. La FMMJ aide vraiment les jeunes entrepreneurs dans leur cheminement, leur développement et la recherche de financement.

Quelles sont les raisons pour lesquelles tu recommanderais à un jeune de se porter candidat ?

En appuyant un prix comme celui-ci, le jeune contribue au rayonnement et au développement de l’image de la communauté. Il nous permet de partager nos idées, nos valeurs et, surtout, nos initiatives entrepreneuriales. C’est une responsabilité individuelle et collective avec d’énormes retombées pour notre image. De façon plus précise, c’est un appui financier direct (15 000 $ en services – 5 000 $ en bourse) qui permet de démarrer une entreprise sur des bases solides.

Selon toi, quel est le profil du candidat idéal ?

Le candidat idéal est quelqu’un qui a une idée originale et qui est prêt à mettre beaucoup d’efforts. Cela demande beaucoup d’initiative, de courage et un investissement personnel important. Si on a tout ça, on est le candidat idéal!

 

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Publié le 20 mai 2004

par Hector Cartier