Philadelphie - Pennsylvanie

Philadelphie : Escapade gay friendly dans la ville de l’amour fraternel

Yves Lafontaine
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En plus d’être la ville où les premiers articles de la constitution américaine ont été adoptés, Philadelphie a toujours été une ville connue pour sa tolérance à la différence. L’ouverture d’esprit des habitants, qui date de l’arrivée des premiers colons, a contribué à faire avancer la reconnaissance des droits civiques bien longtemps après la période coloniale. En effet, Philadelphie a été à l’avant-plan du mouvement des droits civils américains et des revendications de la communauté gaie américaine. C’est d’ailleurs là, entre 1965 et 1969, qu’ont eu lieu les premières manifestations homosexuelles. À quelques semaines de la tenue à Philadelphie d’Equality Forum, une importante conférence sur les droits des gais à laquelle se greffe un festival culturel de grande envergure, nous nous sommes intéressé à cette ville à dimension humaine si accueillante.

Philadelphie, deuxième plus grande ville de la côte Est des États-Unis, est comme Montréal une destination dynamique qui allie l’excitation d’une grande ville et le charme d’une ville de dimension humaine. Connue pour son rôle fondateur des États-Unis, "la ville de l’amour fraternel" est, plus que toute autre, au cœur de l’histoire américaine – avec notamment la Cloche de la Liberté (photo ci-dessus) et l’Independence Hall, deux des monuments les plus précieux célébrant la liberté américaine. Philadelphie est aussi un centre culturel majeur, avec des trésors muséographiques et culturels tels que le Musée d’Arts de Philadelphie, la Fondation Barnes, l’Orchestre de Philadelphie et le Ballet de Pennsylvanie.
Philadelphie est composée d’une grande diversité de quartiers, chacun ayant son caractère propre. Les rues, arrangées en blocs compacts où l’on se déplace facilement, font de la ville un paradis pour piétons où il est presque impossible de se perdre.

Comme dans bien d’autres agglomérations urbaines de l’Amérique du Nord, une forte proportion de gais et de lesbiennes, mélange d’étudiants, d’entrepreneurs, de cols bleus et de professionnels, ont opté pour le centre-ville comme lieu de résidence. Dans dans ce quadrilatère, délimité par les rivières du Delaware et Schuykill, et par les rues Market et South, on retrouve la majorité des infrastructures touristiques historiques, ainsi que les établissements gais et lesbiens, quelques discothèques, plusieurs bars et restaurants, un hôtel et plusieurs B&B gais, de même qu’une librairie gaie et lesbienne, Giovanni’s Room (en référence au livre de James Baldwyn), qui mérite réellement le détour, tant le choix de livres et de films est imposant. Cette librairie, fondée il y a plus de 30 ans, est régulièrement l’hôte d’écrivains de passage qui viennent rencontrer leurs lecteurs pour des séances de signatures.

La ville de l’amour fraternel a beaucoup à offrir, et la vie de la communauté gaie et lesbienne y est active et diverse. Les autorités de la ville estiment que la population qui réside au cœur du centre-ville, où l’on retrouve le Gaybourhood, compte pour 25% de lesbiennes et de gais, environ à parts égales.

Mon passage dans la ville, à la fin janvier, a coincidé avec la tenue du Blue Ball Weekend, un des événements du circuit des partys gais. L’attraction principale, le party Blue Ball, se tenait dans un lieu très symbolique, le Centre National de la Constitution, un immeuble imposant récemment construit sur la promenade de l’indépendance et sur lequel est inscit les premiers mots de la Constitution américaine : "We, the people...". Les participants de l’événement-danse ont donc pu danser dans le "berceau de la liberté" sur les rythmes des DJs Abel et Paulo. Plusieurs Américains de l’extérieur de la ville n’en revenaient tout simplement pas.

Outre Equality Forum, qui se tiendra à la fin avril (et dont il est question dans l’encadré en page 58), notons la tenue, en juin, du second Festival annuel de théâtre gai et lesbien, qui mettra l’accent sur la création théâtrale. En juillet, on célébrera le 1oe anniversaire du Festival international du film gai et lesbien de Philadelphie, qui s’est hissé parmi les plus importants festivals du genre aux États-Unis.

Jusqu’au 31 mai, le Musée d’art de Philadelphie, dont la collection permanente est très éclectique, présente, quant à lui, l’exposition Manet et la mer, la première à explorer les toiles de la mer peintes par Édouard Manet et leur influence sur les impressionnistes ou sur d’autres artistes du siècle dernier.

Si vous pensez y rester au moins une semaine, une visite des nombreux sites historiques (ceux, entre autres, de Valley Forge et de Doylestown), tous situés à moins d’une heure en voiture du centre-ville, méritent le détour. Les amateurs d’art apprécieront sûrement le village de New Hope, situé à mi-chemin entre Philadelphie et New York, qui rappelle Charlevoix, avec ses innombrables boutiques d’artisanat et la présence d’artistes qui ont choisi d’y demeurer et d’y travailler.

Les nombreux festivals, les spectacles et les expositions qui se tiennent à Philadelphie sont autant d’excuses pour un long week-end d’évasion. Avec de populaires forfaits hoteliers dont votre agence de voyage pourra certainement vous parler, il n’y a plus aucune raison de se priver de découvrir cette belle ville accueillante.

Pour plus d’infos sur Philadelphie : www.gophila.com

Ce voyage a été rendu possible grâce à l’aimable participation du Greater Philadelphia Tourism and Marketing Corporation (GPTMC) et de l’hôtel Doubletree ( www.philadelphia.doubletree.com )

 

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Publié le 26 février 2004

par Yves Lafontaine