After-hours

L’affaire est dans le sac!

André-Constantin Passiour
Commentaires

Lors de la séance régulière du conseil d’arrondissement du 2 décembre dernier, le controversé règlement sur les "salles de danse de fin de nuit" a été adopté tel quel. Plus souple que le précédent, qui avait entraîné un tollé des promoteurs, propriétaires et clients d’after-hours, cette réglementation ne satisfait pas encore le monde du milieu alors que des zones grises subsistent quant aux droits acquis.

"Après plus de dix mois de procédures et de discussions avec les différents intervenants du milieu, qu’il soit citoyen ou personne morale, nous pouvons dire “mission accomplie” en ce qui concerne ce dossier de salle de danse de fin de nuit", de commenter le président de l’arrondissement de Ville-Marie, Martin Lemay.

Ce règlement stipule que, uniquement sur la rue Sainte-Catherine, entre les rues Saint-Mathieu et Papineau, il ne peut y avoir que quatre after-hours. La superficie maximale d’un tel club ne peut dépasser les 1000 mètres carrés et l’on doit garder un minimum de 200 mètres de distance entre chacun d’eux. "J’espère que c’est terminé. On ne veut que planifier et contingenter cette culture et non pas la tuer comme on nous a accusés de vouloir le faire. Je dois avouer que tout ce processus a été difficile, mais c’est fait, c’est fini", de dire le conseiller de St-Jacques, Robert Laramée.

De manière officielle, dans cette zone précise, on retrouve donc le Aria, le Stereo, le Groove et le tout nouveau Gravity, dont le propriétaire de la discothèque Dôme détenait le permis. Le Sona V.2 devient donc l’exception puisqu’il est situé à l’extérieur du secteur désigné, mais en toute légalité cependant et ce, même si la conseillère de Peter-McGill (Louise O’Sullivan Boyne) et les résidants avoisinant l’ancien Forum, où le club est situé, n’en voulaient pas. Mais, comment se fait-il que le Sona V.2 ait réussi à obtenir un permis? "À la mort du premier projet de règlement, il y a eu un vide juridique qui a duré quatre jours. Le propriétaire du Sona V.2 [Ricardo Cordeiro] a donc obtenu un certificat pendant cette période-là", avoue avec lassitude le conseiller Laramée.
Mais les promoteurs de tels clubs et les autorités de l’arrondissement Ville-Marie ne s’entendent pas sur le nombre véritable d’after-hours puisque plusieurs établissements (Groove, Parking et l’ex Ste-Catherine Hall) possèdent des permis d’exploitation de salle de danse selon l’ancien régime. La question des droits acquis demeure donc toute entière. "Pour ce qui est des droits acquis, on attend maintenant l’avis du contentieux, d’expliquer M. Laramée. On établira une procédure et les gens pourront faire valoir leurs droits, mais ils devront faire la preuve qu’ils opèrent bel et bien des salles de danse de fin de nuit de manière régulière. Certains possèdent des permis à la fois de salle de danse et de débit de boissons : c’est clair que ces gens-là devront faire un choix quant au type d’établissement qu’ils veulent exploiter de manière définitive."

Le conseiller de St-Jacques ne ferme cependant pas la porte à de futures modifications : "[…] Nous allons d’ailleurs poursuivre le dialoque, et si des améliorations à la réglementation peuvent être apportées dans les mois, les années qui viennent, nous agirons", a-t-il promis dans un communiqué émis par l’arrondissement.

 

  Envoyer cet article

After-hours

L’affaire est dans le sac!

"Après plus de dix mois de procédures et de discussions avec les différents intervenants du milieu, (...)

Publié le 28 janvier 2004

par André-Constantin Passiour