Les septièmes Jeux Gais Montréal 2006

Les partenaires appuient le comité organisateur

Caroline Lavigne
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"À mille jours des Jeux, les partenaires de Montréal 2006 ont réitéré unanimement leur appui au Comité organisateur de Rendez-Vous Montréal 2006 ", ont déclaré aujourd’hui (3 octobre) Lucie Duguay et Mark Tewksbury, coprésidents des Jeux. " Les partenaires de Montréal 2006 appuient le Comité organisateur dans sa volonté de tenir les Jeux, s’ils se réalisent selon le calendrier et l’ampleur prévus et qu’ils conservent leur caractère international. Nous sommes assurés que les Jeux de 2006 se réaliseront avec ou sans la sanction de la Federation of Gay Games (FGG). " a déclaré l’honorable Charles Lapointe, président-directeur général de Tourisme Montréal, à la sortie d’une rencontre du Cercle de parrainage politique des Jeux, présidé par madame Liza Frulla , députée de Verdun – Saint-Henri – Saint-Paul – Pointe Saint-Charles, qui avait lieu lundi matin à Montréal. Les deux points majeurs qui séparent le Comité organisateur et la FGG sont les suivants :

• le nombre de participants ;
• la responsabilité financière de l’événement.

Montréal 2006 avait gagné sa candidature le 25 octobre 2001 avec un projet de 24 000 athlètes. À la demande de la FGG, ce chiffre a été revu à 16 000, plancher minimal de la réussite financière. Lors des VIes Jeux Gais de Sydney en 2002, 13 000 participants étaient présents et, quatre ans auparavant à Amsterdam, 14 500 participants. Après 12 ans d’absence, les Jeux reviendront en Amérique du Nord, d’où proviennent 60 % des participants. De plus, ils auront lieu en saison estivale ce qui devrait favoriser l’affluence. En dépit de ces facteurs positifs, la FGG continue d’exiger de Montréal 2006 qu’elle réduise le nombre de participants à 12 000.
 
Or, plus le nombre de participants est réduit, plus les revenus baissent. Contrairement aux Jeux Olympiques, les participants aux Jeux Gais déboursent des frais d’inscription significatifs; les revenus sont, par conséquent, proportionnels au nombre de participants. De plus, un événement de cette ampleur (cérémonies d’ouverture et de fermeture, divers galas, nombre de compétitions) permet d’augmenter l’apport des commanditaires privés dû à la visibilité média créée. Tous ces éléments démontrent que les estimations mises de l’avant par Montréal 2006 de 16 000 participants sont à la fois réalistes et prudentes.

Quant au second point en litige, soit la responsabilité financière de l’événement, les partenaires de Montréal 2006 rappellent que la simple logique d’affaire ainsi que les principes élémentaires de gestion de fonds publics ou privés requièrent des administrateurs imputables au Québec et au Canada.
 
La FGG ne participe en effet d’aucune façon aux collectes de fonds pour l’organisation des Jeux, ne fournit aucun service et n’a aucune responsabilité légale. Elle ne peut ainsi prétendre à l’imputabilité financière. Montréal 2006 devra de plus payer à la FGG des droits de 1 million de dollars canadiens sur la marque de commerce " Gay Games ". Déjà, Montréal 2006 a des engagements de la part des gouvernements du Canada et du Québec, de la Ville de Montréal, de Tourisme Montréal et de la Société Radio-Canada, couvrant ainsi 35 % du budget prévu. Le premier événement de collecte de fonds a été un succès phénoménal et de nombreuses autres commandites privées ont soit été confirmées ou sont sur le point de l’être et cela, à trois ans des Jeux.

Par ailleurs, Équipe Montréal, représentant à elle seule mille athlètes, a procédé à un sondage-éclair auprès des 675 équipes sportives GLBT (Gaies – Lesbiennes – Bisexuelles – Transsexuelles) à travers le monde, afin de savoir si leur participation serait acquise aux Jeux de Montréal et ce, même sans l’accord de la FGG. Les résultats du sondage sont éloquents : plus de 90 % des équipes répondantes ont confirmé leur volonté d’être présentes à Montréal en 2006, quelques soient les circonstances. L’extrapolation conservatrice de ces résultats permet de prédire qu’à trois ans des Jeux, nous sommes déjà certains de dépasser les 16 000 inscriptions, dont 43 % proviendraient des États-Unis. L’apport financier de ce volet, jumelé aux commandites déjà confirmées, pave la voie à un bilan financier plus que positif pour les prochains Jeux.

Par l’entremise de l’honorable Claude Drouin, secrétaire d’État responsable de Développement économique Canada, de madame Michelle Courchesne, ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, de madame Nathalie Normandeau, ministre déléguée au Développement Régional et au Tourisme et de monsieur Jean-Marc Fournier, ministre responsable de la Métropole, les deux gouvernements ont confirmé à Montréal 2006 le maintien de leur soutien financier pour la tenue des Jeux Rendez-vous Montréal 2006, un événement d’envergure internationale majeur et d’une ampleur encore jamais vue. Dans un même esprit, monsieur Cosmo Maciocia, membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal, a également confirmé à nouveau la mise à disponibilité des infrastructures sportives municipales pour la tenue de l’événement. " Il est évident, ont résumé madame Lucie Duguay et monsieur Mark Tewksbury, que nous préférerions une entente avec la FGG, mais à des conditions raisonnables. Depuis deux ans nous nous préparons collectivement à recevoir les participants du monde entier, car les Jeux n’ont pas seulement une valeur économique, ils sont aussi le reflet de l’évolution de nos sociétés par rapport à l’égalité des droits de la personne dans le monde. "


Les partenaires de Montréal 2006 sont :

Le gouvernement du Canada

Le gouvernement du Québec (Tourisme Québec, Ministère des Affaires municipales, du Sport et du Loisir, Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration)

La Ville de Montréal

Tourisme Montréal

Équipe Montréal

Société Radio-Canada

Égale Canada

La Chambre de commerce gaie du Québec