Réaction à la suite de la position de l’église sur le mariage gai

Déclaration publique d’apostasie

Pierre Valois
Commentaires

Par la présente, je déclare solennellement m’apostasier de la religion catholique. À mesure que mes connaissance de l’Histoire m’ont fait découvrir les horreurs commises par la religion chrétienne, (de la "Sainte" Inquisition à l’esclavage avec la bénédiction de l’autorité religieuse, en passant par l’incroyable "Crois ou meurs", les multiples scandales érotico-politico-financiers de la papauté et des "princes-évêques", le sac de Constantinople par les Croisés, et tutti quanti), je me suis quand même résigné à ne pas apostasier en considérant que, peut-être, cette religion allait finir par s’assainir et, surtout, cesser les pratiques d’exclusion qui l’ont constamment caractérisée, même au XXe siècle.

La cascade des pardons demandés par Jean-Paul II, au cours des dernières années, m’avait semblé démontrer un tel souhaitable changement de cap, mais, de toute évidence, les forces de droite et d’exclusion du mouvement ne sont pas mortes pour autant. Force m’a été de constater, au cours des derniers mois, que, fondamentalement, l’Église romaine ne cessera jamais (du moins de mon vivant) de s’acharner à exclure des groupes humains pour des motifs qui n’ont rien à voir avec les principes qu’elle dit être à la source de sa démarche : l’amour du prochain, la charité "chrétienne", etc.

J’en prends pour exemple la condamnation des femmes bosniaques victimes de viol qui ont souhaité être avortées; les pressions exercées par le Vatican, aux Nations-Unies, pour empêcher l’aide de la communauté internationale sous forme de distribution de condoms afin d’aider à circonscrire le fléau du sida en Afrique; l’anathème déclaré contre les couples de même sexe qui souhaitent concrétiser leur amour par un mariage civil, au point d’aller à l’encontre des Chartes des droits de la personne et du principe démocratique essentiel de la séparation de l’Église et de l’État; la complicité après le fait dans les actes criminels des prêtres pédophiles, véritable cover up sous le couvert et dans le secret des directives vaticanes; le rejet de toute ouverture aux femmes à jouer un rôle dans la liturgie, au point de les bannir même de la possibilité d’agir comme servant de messe, ainsi de suite, ad nauseam. Dégoûté de voir l’Église romaine s’enferrer de la sorte dans ses ornières et comprenant qu’il n’est pas venu le jour où elle aura, comme fondement, un Dieu d’amour, il me paraît nécessaire de protester haut et fort et de me dissocier complètement d’un tel ordre religieux dans lequel je ne me reconnais pas et qui m’apparaît manifestement ne pas être capable de s’engager sur le chemin de l’inclusion et de l’encouragement aux forces positives, plutôt que de se cantonner dans un rôle de préfet de discipline borné et dépassé, sourd et aveugle aux souffrances découlant de ses errements.

 

  Envoyer cet article

Réaction à la suite de la position de l’église sur le mariage gai

Déclaration publique d’apostasie

La cascade des pardons demandés par Jean-Paul II, au cours des dernières années, m’avait semblé démo (...)

Publié le 23 octobre 2003

par Pierre Valois