Santé publique

Épidémie de syphilis chez les homosexuels et bisexuels de Montréal

Caroline Lavigne
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Une épidémie de syphilis frappe la population homosexuelle de Montréal. Les autorités de la santé publique s'emploient à l'enrayer, mais sans grand succès jusqu'ici.

La syphilis est causée par une bactérie et se transmet par voie sexuelle orale, anale ou vaginale, ou par contact avec du sang contaminé.

Cette maladie transmise sexuellement peut entraîner la destruction du cerveau et la mort, si elle n'est pas traitée.
Voici le nombre de cas déclarés de syphilis en phase contagieuse pour les dernières années :

* 2000 : 0 ;

* 2002 : 37 ;

* six premiers mois de 2003 : 54.

La direction de la santé publique explique cette progression exponentielle depuis trois ans, par le relâchement général des précautions sexuelles après l'arrivée des trithérapies contre le sida.

Actuellement la pénicilline donne de bons résultats contre la maladie, précise le docteur Gilles Lambert, mais elle n'arrivera pas, seule, à enrayer l'épidémie. C'est pourquoi les autorités sanitaires prônent une campagne intensive d'incitation à la prudence sexuelle.

Plusieurs villes d'Europe et d'Amérique du nord sont aux prises avec le même problème et ne parviennent pas, comme Montréal, à maîtriser l'épidémie. Il faut savoir que la syphilis est une MTS qu'il est assez facile d'attraper, contrairement au VIH.

La syphilis se transmet d'une personne à l'autre par le contact avec un chancre syphilitique. Ces chancres apparaissent principalement sur les organes génitaux externes, le vagin ou l'anus, mais aussi sur les lèvres et dans la bouche

 

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La syphilis est causée par une bactérie et se transmet par voie sexuelle orale, anale ou vaginale, o (...)

Publié le 18 septembre 2003

par Caroline Lavigne