Isabelle Gagnier

Un smash pour Isabelle!

Claudine Metcalfe
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Nous avons discuté avec Isabelle Gagnier le samedi 5 octobre alors qu’elle était en plein préparatifs pour une dernière soirée de financement chez Mado. Jusqu’à la dernière minute, les filles de l’équipe de volley-ball ont tenté d’aller chercher quelques dollars supplémentaires. "Nous avons tellement achalé les gens et les derniers mois ont été bien longs! À Divers/Cité par exemple, tout le monde quêtait, ce n’était pas facile. Je tiens à les remercier de leur générosité! Mais là, je pense qu’ils ont hâte que l’on parte!" dit la dynamique Isabelle. Même si le nom d’équipe a changé, qu’il n’y a que trois filles du noyau qui a participé aux Jeux de New-York, vous les connaissez. Elles étaient les Lambda’Folles de la ligue Lambda. L’an dernier, après moult changements et quelques découragements, elles sont devenues l’équipe Montréal-Paryse. Vous comprendrez qu’elles portent le nom de celle qui les commandite depuis le tout début, la généreuse Paryse Taillefert, du resto La Paryse. C’est là d’ailleurs que leurs principales soirées de collecte de fonds ont eu lieu depuis dix ans. Paryse a même déniché en commandite du vin d’Australie… une vraie pro! Les filles de l’équipe ont le vent dans les voiles, se remémorant leur médaille d’argent aux Jeux d’Amsterdam. "Nous avons perdu contre nos grandes rivales, les filles de Boston", se rappelle Isabelle.

Malgré une année difficile, elles se disent prêtes et les huit filles sont préparées à jouer toute la semaine et à travailler fort. Elles espèrent profiter tout de même de la vie gaie qui règnera sur Sydney. "Pendant les Jeux, les 12 000 athlètes sont rois dans la ville qui devient une immense capitale gaie. C’est incroyable de passer d’une minorité invisible à une grande majorité visible et bruyante! Avec notre passe, on a comme acquis un statut de VIP et c’est exaltant. J’ai hâte que celles qui n’ont pas encore vécu ce sentiment le fassent à Sydney", explique Isabelle. Un des objectifs d’Isabelle est d’établir des contacts avec des filles qui viendront à Montréal dans quatre ans. Elle et sa copine partent le 19 octobre et s’offrent des vacances avant la compétition, elles louent un genre de Westfalia et descendent vers Melbourne pour visiter des sites historiques. Puis c’est la rencontre avec les autres filles de l’équipe le vendredi. "C’est tout à fait indescriptible! Je dois me pincer", s’exclame Isabelle! "C’est tout à fait magnifique de réaliser ainsi ses rêves et d’aller à l’autre bout du monde!"