STM

Ça roule

Claudine Metcalfe
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"Line est chauffeure d’autobus à Montréal. "Des lesbiennes, y’en a ici!" s’exclame la femme de 36 ans. "C’est mieux que d’aller au Drugstore pour faire des rencontres, on n’a qu’à travailler!" dit-elle en riant. Mais elle avoue que de faire sa sortie dans ce milieu d’hommes a été difficile. "Les collègues dont je suis proche, y a rien là. Mais tout se sait et quand il y a des discussions de groupes dans la division (la grande salle où se retrouvent les chauffeurs entre deux trajets) j’ai souvent peur de me faire taquiner. Les vieux de la vieille sont assez fermés pour eux, c’est bien évident qu’une chauffeure DOIT être lesbienne, ce qui n’est pas un compliment. Nous sommes vues comme des voleuses de jobs, encore aujourd’hui! C’est pour cela que plusieurs femmes se cachent et s’inventent un chum, prétextant que c’est leur vie privée qui n’a rien à voir avec les collègues de travail", dit Line. Louise Parenteau, qui travaille dans le métro, tente de faire revivre l’association des chauffeurs, opérateurs, changeurs et commis gais et lesbiennes à la STM. La principale difficulté demeure les horaires très variés des membres. Que la réunion soit le soir, le jour, en semaine ou la fin de semaine, il y a beaucoup d’absents. Mais les activités sociales demeurent importantes pour se retrouver entre gais et lesbiennes et discuter de sujets communs à tous.