Rétrospective de l’année 2001

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L’équilibre entre l’offre et la demande est une loi fondamentale du marché. La communauté gaie et lesbienne de la région de Québec ne fait pas exception à cette réalité. Or, l’année 2001, dans le secteur du divertissement, a été marquée par des événements qui pourraient laisser des traces, à ce sujet, par la rupture de cet équilibre, rupture déjà amorcée depuis quelque temps. En effet, trois entreprises, le Paradisio, le bar Mâle et le Pub La Malette disparaissaient, la première en juillet et les deux autres en novembre. Ces disparitions s’ajoutaient à plusieurs autres au cours des dernières années. Une perte, en partie compensée par l’arrivée en juin du bar-spectacles Le Zazou (et bientôt de sa discothèque), même si les deux établissements s’adressent à une clientèle mixte... Le secteur de la restauration a marqué le pas pendant que le secteur des boutiques et commerces spécialisés réussissait à se maintenir à flot. De leur côté, les organismes et associations (ils sont plus de 40!) continuaient tous leur petit bonhomme de chemin. Ainsi, la Coalition gaie et lesbienne du Québec fêtera son 10e anniversaire dans quelques mois, alors que l’Ensemble vocal Anamnèse fêtait son 5e anniversaire et que Miels-Québec marquait ses 15 années d’existence par des activités commémoratives, en décembre, et tenait, en mai, son 16e encan annuel qui remportait le succès escompté. Par contre, pour des raisons de régie interne, la troupe de théâtre gai, Anima 21, se voyait forcée d’annuler sa saison.

Les péripéties concernant la Fête Arc-en-ciel ont occupé l’avant-scène une partie de l’année. À l’assemblée générale de décembre 2000, les membres apprenaient avec consternation que le déficit de l’organisme atteignait près de 50 000$. Le nouveau conseil d’administration avait 90 jours pour trouver des solutions à cette situation critique. En mars, la Fête se sabordait. Une autre organisation, Association Ensemble Québec, prenait les rênes du Festival Arc-en-ciel avec un budget réduit et l’obligation de le réaliser sans déficit. Le Festival, tenu en septembre, a pris une facture beaucoup plus modeste, mais quelques incidents de parcours ont rendu la tâche ardue aux organisateurs. Une nouvelle équipe, élue en décembre, compte relancer l’événement ("Fierté 2002") sur des bases nouvelles.

Trois nouveaux établissements de type "couette et café" apparaissaient en cours d’année: À la Québécoise, le 253 et le Château Saint-Jean, alors que le 727 poursuivait ses activités sous la gouverne de deux nouveaux propriétaires qui procédaient à des rénovations complètes de la bâtisse. Malheureusement, le Gîte était rayé de la carte, lors de la fermeture de l’édifice abritant le Mâle et le Pub La Malette.
En juin se tenait la 2e édition du Galagai qui honore les organismes et les bénévoles qui ont fait leur marque dans la communauté par leur engagement continu. À ce propos, notons la récompense obtenue en Suède (le Tupilak d’or) par la directrice générale de la Coalition gaie et lesbienne du Québec, Claudine Ouellet.
En résumé, l’année 2001 ne passera pas à l’histoire comme ayant été une année marquante pour le raffermissement ou le développement de la communauté gaie de Québec.