Revitalisation du Village

Lui redonner un cachet original

André-Constantin Passiour
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En parallèle au programme P.O.C. (Opération commerce) de rénovation des façades et des magasins, l'Association des commerçants et professionnels du Village (A.C.P.V.) obtenait une subvention de 18 000$ afin d'établir des plans de révitalisation de la rue Sainte-Catherine. Le premier constat : des édifices bien rénovés peuvent embellir la rue, attirer les visiteurs et conserver ainsi ce patrimoine montréalais. Plus d'une vingtaine de commerçants avaient pris place au 3e étage du Café Européen, le 10 janvier, pour cette présentation en deux parties de l'A.C.P.V. Afin de savoir quoi faire, «il faut commencer par faire une sorte de guide des rénovations des commerces, des trottoirs et du mobilier urbain», de dire Alain Richer, architecte engagé dans le cadre du programme de Design urbain de la Ville.
Armé de diapositives et de photos, M. Richer a parlé d'au moins une douzaine d'édifices, dont celui abritant Priape, l'Aigle noir, etc.; l'édifice Barsalou, construit en 1888, qui loge entre autres la petite boulangerie; ou encore le Station C, qui serait dans un état de dégradation avancée. L'édifice du Sauna Saint-Marc aussi gagnerait à être rénové pour ces corniches. «Il faut essayer, tout le long de la rue, de revitaliser en mettant en valeur ces édifices», d'ajouter M. Richer. Mais, lorsque le gérant du Wega, Kevin Dugay, a demandé si la Ville offrirait un service de conseillers pour d'éventuelles rénovations qui respecteraient l'originalité de l'édifice, le commissaire au développement économique, Michel Saint-Louis, a plutôt été évasif.
Répondant à un autre commerçant voulant savoir si la Ville dégagerait un budget pour le mobilier urbain (lampadaires, bancs, etc.), M. St-Louis a dit que normalement, après un P.O.C. «la Ville met de l'argent pour une artère commerciale, mais en ce moment il n'y en a pas» pour Sainte-Catherine.
Auparavant, les commerçants avaient signalé à l'A.C.P.V. une série de problèmes qui nuisaient au quartier, dont le manque d'espaces verts et de plantations, le stationnement, la circulation dense, l'impossibilité d'installer des terrasses à cause de l'étroitesse des trottoirs, la sécurité, et le manque d'animation.
Pour sa part, Paul Haince, le directeur général de l'A.C.P.V. a dit que la revitalisation devait être pensée en fonction du long terme, «un programme qui s'inscrit dans une vision d'avenir, en pensant par exemple au NORA Games de 2004 ou à l'obtention des Gay Games, en 2006, avec ses sportifs et tout leur entourage». Un beau quartier attirerait les gens...
Une présentation des plans de revitalisation se fera vraisemblablement à la mi-mars.