Canisse au pays des poubelles

Mado Lamotte
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Y’était une fois un pauvre petit garçon de Rosemont qui rêvait de devenir aussi populaire que Céline Dion. Tous les jours, le petit enfant chantait au grand désespoir de ses quatorzes soeurs et de sa méchante belle-mère qui, disait-on, faisait le pire pâté chinois de tout le quartier et qui, par dessus le marché, détestait le petit garçon. Pour le faire taire, la vilaine marâtre enfermait le petit enfant martyr au grenier avec les rats et les pigeons. Toute la nuit,le petit canari pleurait en rêvant d’un joli prince charmant tout de cuir vêtu qui viendrait l’enlever dans ses bras musclés pour l’amener dans son château de la rue Panet. Pendant ce temps là, la salope de belle-mère s’admirait dans son toaster : « Toaster, toaster dis-moi qui est la plus belle ? » Ben voyons donc ma noire, c’est le p’tit fif qui braille dans le fond du grenier. Folle de rage, la grosse vache se garocha sur le frêle enfant et se mis à varger dessus à grands coups de chaudron Crown Diamond. La chipie lui fit endurer les pires supplices ; d’abord, elle enfonça la tête de l’enfant dans le four micro-ondes auto-nettoyant puis, comme un vulgaire bas de nylon, elle l’enferma tout l’après-midi dans la sécheuse et pour finir, elle l’attacha avec la corde à linge à une chaise de jardin en résine de synthèse et l’obligea à regarder toute la journée les infomercials de Jojo Medium. Il n’en fallait pas plus pour que notre petit souffre-douleur décide de sacrer son camp de d’là au plus criss. Muni de son petit coton ouaté rouge et d’un panier rempli de biscuits Goglue, le petit Bambi s’enfuit vers un destin inconnu. Sans le sou, pauvre comme un étudiant de l’ UQAM, notre petit chérubin fut obligé de dormir à la belle étoile dans les buissons du parc Lafontaine et il dut se nourrir à même les poubelles de chez Métro. Un jour qu’il en avait assez de gruger des emballages de Kraft Diner et de partager ses buissons avec de parfaits inconnus, il partit laver des fenêtres de chars sur la rue Ste-Catherine. De trois petits coups de ses gros talons plateformes en paillettes rouge, le petit Toto s’envola aussi vite que les billets du dernier show de Björk et il atterrit au coin de la rue Champlain où il espérait, grâce à sa voix de sirène de police, trouver suffisament d’amateurs de chansons d’amour insipides pour remplir sa casquettes des Expos de quelques centimes afin de pouvoir se gaver de hot-dogs à 69¢ de La Belle Province.
Malheureusement, les vieilles sacoches semblaient plus apprécier son fond de culotte déchiré que sa voix nasillarde d’enfant de choeur qu’y’a le doigt pogné dans une plogue. Mais loin d’être découragé, notre petit Josélito quitta sans regrets le parking de TVA à la recherche d’un lieu plus accueillant.
En marchant, il ne put s’empêcher de remarquer sur les murs du Village, un panneau publicitaire qui invitait la petite communauté de villageois au fameux Bal des Poules Mouillées organisé par le célèbre prince des Mauvais Garçons. Le pauvre Aladdin regarda ses haillons et sa chevelure ébouriffée et tout en contemplant sa maigreur, il sut tout de suite qu’il n’avait aucune chance d’être invité à cette célébration annuelle de totons graissés.
Il continua donc sa route tristement et après de longues heures de marche, il entra se reposer dans un endroit mystérieux oùsque ça sent bon la sécheuse. Vêtu d’une petite serviette blanche en ratine de velours, le petit grisou gambadait gaiment à travers de sombres corridors remplis de petites portes fermées à clef. Tout à coup il entendit siffler " La Macarena" au loin. 7 petits nains s’approchèrent de lui et l’invitèrent à pénétrer avec eux dans une des petites chambrettes. « Bonjour petit poucet, voici une petite bouteille de potion magique qui règlera tous tes problèmes. Tout ce que tu as à faire, c’est de respirer le liquide enivrant et tu verras tes désirs se réaliser.» Le petit Puppy n’en croyait pas ses yeux, il ne savait pas comment remercier ses bons samaritains, lui qui n’avait rien à leurs offrir en échange. Mais les p’tits snoraux trouvèrent un moyen bien astucieux de se faire contenter et un à un, ils disparurent en sifflant sous la serviette du gamin. Mickey était au comble du bonheur et sans attendre une seconde de plus, il respira une bonne dizaine de sniffes de cet élixir magique et d’un coup, sa tête se mit à spinner dans tous les sens et sans même avoir le temps de crier "popper" il s’effondra de tout son long sur le prélart de sa cabine.
Au même instant, un nuage de fumée envahit la chambre et dans un éclair de kodak, sortant d’une des craques du plancher, apparut Nana la fée drag queen qui frenche plus vite que son ombre. « 1471 Fullum c’est tu icitte ? Côlasse, quocé ça c’te paquet d’os plus maigre que moé effoueré su’l plancher tout gommé !
Watche out le morpion ! C’est ça qui faut que je change en Cendrillon ! Aussi ben essayer de faire r’monter le Titanic.» Sur ces mots notre petit Leonardo retrouva ses esprits et de sa voix de cochon qu’yé en train de se faire égorger il entonna l’osti de toune plate qui joue 50 fois par jour à Cité Rock Matante, ce qui eut pour effet de faire fuir sur le champs tous les clients de l’hôtel de passe oùsque ça sent bon la sécheuse. Nana la fée travestie, qui est rendue pire que Michel Dorion avec son harem de jeunes fifis, lui côlissa un bon coup de sandale accu-massage pour le faire taire.
Et pour calmer les hormones de notre jeune moumoune, elle lui accorda trois souhaits. Sans réfléchir une seconde, le petit tèteux souhaita : un nouveau t-shirt en filet Body Body, un corps de Gym Queen pour fitter dans la tas et bien sûr, une passe VIP pour le Bal des Tout -Trempe pour être sûr de pas faire le line-up pendant 2 heures comme au dernier Bal en Beige pâle. Avant de partir, Nana la fée transexuelle rappela à notre nouvel Adonis de rentrer avant midi sinon son extasy ne fera plus effet. Et d’un coup de sa grosse braguette magique elle envoya notre bel Apollon direct au party sans passer Go et sans réclamer 200 $. Arrivé au bal, le beau Gino enleva sa camisole en filet et se pitcha sur le buffet comme la misère sur le pauvre monde. Un bel étalon s’avança d’emblée vers lui et lui envoya une couple de smarties dans le fond de la gorge. A ce moment, notre beau Hercule entra dans un état d’extase et de bonheur total. Il dansa toute la nuit sur la musique exaltante au milieu des vapeurs de Vicks et des brochettes de poulets engraissés aux hormones. Au loin, un regard étrange aux pupilles dilatées croisa le sien. Un homme, un vrai, plus mâle que ça tu meurs, s’approcha de lui « Est-ce que je peux masser ton dos mon homme ? » Pas besoin de vous dire que le beau Yvon était comme tsé genre style tout énarvé. Le mec était encore plus beau de proche. « Heu, comme vous avez de grands yeux monsieur ! » C’est pour mieux te voir mon homme. « Comme vous avez de gros bras ! » C’est pour mieux te serrer mon homme. « Comme vous avez une grande bouche! » C’est pour mieux te frencher mon p’tit criss. A ses mots, il enveloppa ses lévres charnues sur la bouche de suceuse de notre bel homo et enlacés tendrement, ils frenchèrent toute la nuit jusqu’à temps que le party finisse pis qu’ils se retrouvent tous les deux sur le trottoir à 10 heures du matin au gros soleil encore ben frostés. « Chez vous ou chez nous mon cochon ? »
Après une journée enlevée à baiser comme des porcs su’l tapis du salon, notre belle guidoune tomba ben raide amoureux de son nouveau matou , deux jours plus tard il déménagea chez lui, ils se marièrent, ils eurent de nombreux amants, 2 mois plus tard ils divorcèrent et notre pauvre codingue se ramassa sur le BS avec ses quatorzes amants pis sa belle-mère alcoolique sur les bras.
FIN
Entendu dans les toilettes de La Track : tsé quand un gars musclé bande à côté de toi dans la douche au Body Tech là tu te sens quelqu’un ( hum…sans commentaires )
La madame est ben tannée: les clubs gais avec des noms anglais ( Do you speak french esti ! )
la phrase du mois : cette médaille-là est beaucoup plus importante que le collier que je portais le soir des oscars. ( chanteuse 1 comparaison 0 une chance qu’elle a de beaux cheveux )
Je vous rappelle que la saison de la baise en plein air est ouverte. Profitez-en, y reste juste 3 mois.
Tourlou J’vous la lèche !!!