Les barebackers québécois et Internet

Yves Lafontaine
Commentaires
Si la présence des Québécois barebackers est moins visible sur le web que celle des Américains, elle y est néanmoins plus visible, maintenant, que l’an dernier.

Lors de la préparation de ce reportage, j’ai « chatté » quotidiennement, pendant deux mois, sur deux des plus importants « chats » gais de rencontres du Québec, à la recherche des signes de barebacking. En me limitant d’abord au profil des utilisateurs, j’ai répertorié, lors de chaque visite, de 2 à 9 personnes spécifiant rechercher une relation sexuelle anale non-protégée sur un total de 31 à 86 personnes. À cela s’ajoutent les utilisateurs (dans un nombre comparable) sans ce profil spécifique, mais qui me proposaient une relation sexuelle anale non-protégée après un premier contact. Pour le moment, il ne semble pas encore exister de sites ou de portails barebacks québécois. Les Québécois qui veulent annoncer, sur un site réservé à cette fin, leur volonté de rencontrer des adeptes du sexe sans condom doivent se rabattre sur l’un des nombreux sites américains. Une recherche rapide à partir des moteurs de recherche les plus courants m’a permis de répertorier plusieurs centaines de sites ou de portails regroupant leurs membres selon leur lieu de résidence, leur statut sérologique ou le type de pratiques qui les intéresse.