Entrevue

Angel Rock: de l’angélique au mâle viril défonceur…

Marc Antonios
Commentaires

Dans quelques jours, en janvier, on pourra savourer Angel Rock dans une toute nouvelle production de Falcon Studios intitulée California Dreamin’. Il n’y a pas si longtemps, on pouvait aussi voir ce beau Latino dans The Boy Who Cried DILF, de Chi Chi LaRue, avec Trenton Ducati et Damian Taylor (Channel 1 Releasing). Cet agréable homme au début de la vingtaine ne cesse d’accumuler les scènes et les films. Il offre aux spectateurs un gabarit plus qu’avenant, un corps plus musclé maintenant, des bras et des épaules solides et des fesses d’enfer qu’on a envie de tripoter… Mais il ne faut pas se fier à sa face «angélique» car, avec une barbe cochonne de quelques jours et un torse qu’il ne rase pas et Angel Rock se transforme en «mauvais garçon» complètement cochon et bien membré!

Débutée à 18 ans, soit il y a quatre ans, sa carrière comprend des enfilades de scènes de sexe parfois plus torride les unes que les autres… Pour Raging Stallion et Falcon Studios, Angel Rock a ainsi été embrigadé pour les productions Musclebound, Tahoe – Snow Plowed, Tahoe – Snow Packed, Just For You (dans la nouvelle collection Guys Like Us) et Hole 1. Les fans du site de BDSM léger MenOnEdge.com reconnaîtront ici ce sulfureux Latino au corps sculpté, puisqu’il a été de la scène datée du 13 août dernier. Dans la même veine, mais un peu moins hard, il fut d’un épisode de BoundJocks.com, avec Patrick Conners attaché et soumis, alors qu’Angel Rock est en maillot de lutte.

On le retrouvera dans une scène de Heatstroke (de Hot House) avec Marcus Ruhl. Pour la même maison, il sera «pairé» avec le magnifique québécois Brandon Jones et Lance Luciano pour la production My Doctor Sucks. Suit The Sub (la 5e scène) avec Logan Vaughn encore pour Hot House. Angel reprend contact avec Lance Luciano pour DominicFord.com et une autre scène avec Trenton Ducati, ou encore avec Aaron Shepard. Puis, Hansel & Gretel : The Cum Witch, un autre épisode de DominicFord.com avec Alexander Garett.

Suivent alors une pléthore de tableaux pour divers autres studios et sites web et ce, avec des acteurs de renom. Un épisode intitulé H.O.R.S.E. pour la collection Drill My Hole de Men.com avec Jimmy Johnson et Duncan Black ; une scène appelée Deep Inside, avec Tate Ryder, pour HighPerformanceMen.com ; pour COLT Studio Group, Angel Rock se retrouve dans les rêves très cochons du jeune collégien Lucas Knight ; et un solo pour ParagonMen.com.

À ses débuts, Angel s’est commis à plusieurs reprises pour CollegeDudes.com : une scène avec le mignon jeune poilu Teagan mais, dans une autre scène, avec Bryan Cavallo, c’est Rock qui se fait piner par ce jeune homme ! Mais Rock se reprend avec Alex Vaara qu’il enfourche. Autre scène avec Tom Faulk, puis encore un autre épisode avec Patrick Hand. Et, finalement, un solo toujours avec CollegeDudes.com. Pendant un court lapse de temps, il était devenu exclusif pour Jet Set Men. Il était ainsi de la porno-comédie Anthony’s Weener, de Jet Set Men (2011). Avec Lucky Daniels dans le rôle du congressiste démocrate Anthony Wheiner. Rock personnifiait un blogueur conservateur (Andrew Breitpart). TSA Strip Down (2011), Bad Ass Bottoms (2011), Cock Cruisin (2011), Hard Muscle (2011).

Entre deux contrats, grâce à la collaboration de Toby J. Morris, le vice-président Marketing chez Falcon et Raging Stallion Studios – que ZIP remercie pour sa gentillesse et sa patience – Angel Rock a bien voulu répondre à quelques questions et satisfaire ainsi notre curiosité…

 

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Tu as travaillé avec certains des meilleurs réalisateurs de l’industrie, dont Chris Steele, Andrew Rosen, Adam Killian, Toni Dimarco, Chi Chi LaRue, Bruno Bond ainsi que le regretté John Bruno, entre autres. Quel type d’expérience tire-t-on d’être sous la tutelle de tels réalisateurs ?

Eh bien, chaque réalisateur possède son propre style et sa technique qui lui est particulière. Il y a tellement de différences entre chacun des réalisateurs que tu mentionnes. Mais l’expérience que l’on gagne avec chacun d’eux est tout simplement incroyable. Mais John Bruno a été vraiment mon professeur, c’est lui qui a réalisé la toute première scène de ma carrière. Ensuite, Chris Steele m’a enseigné quelques leçons de plus, il m’a appris à travailler sur les détails. Après quoi, il y en a eu plusieurs autres sur la route qui m’ont appris, mais il y a une chose qu’ils ont tous en commun : ils sont tous très dévoués, passionnés et professionnels dans ce qu’ils font...

Dans certains films tu as un «baby face», puis, dans celui d’après, tu arbores une légère barbe et tu possèdes un torse poilu, avec un air plus masculin et macho, y a-t-il deux côtés à Angel Rock ? Est-ce ta manière de t’adapter aux exigences de chacun des studios pour lesquels tu travailles ?

La vérité est que nous vieillissons tous, nous ouvrons et nous fermons des pages de nos vies. Lorsque j’ai commencé dans l’industrie porno, il y a quatre ans maintenant, j’avais à peine 18 ans, j’étais tout frais et pimpant droit sorti de l’école secondaire. J’avais peu d’expérience en ce qui a trait à prendre soin de mon corps. J’ai toujours voulu être fort, avoir des muscles et même avoir des tatouages que je n’ai pas…pas encore… En réalité, aucun studio ne m’a demandé d’avoir le corps ou le look que je possède maintenant. L’air baraqué, poilu, barbu, sont des choses qu’un directeur de casting peut, effectivement, exiger et si tu fais ou non partie d’un film. Mais j’aime voir comment nos corps [de vedettes pornos] peuvent se transformer de la manière que nous le désirons. J’aime mon look au corps rasé et imberbe, mais je crois qu’avec du poil cela me donne un air de mâle très hot aussi…

Dis-nous quelle est ta dernière scène et avec quel studio?

Je viens de terminer deux scènes pour une nouvelle production de Falcon intitulée California Dreamin’, une des scènes était avec Adam Wirthmore, il s’agit d’une scène de piscine et ce sera la première fois que l’on pourra me voir à l’œuvre dans l’eau. Le 2e tableau est un solo cette fois-ci, mais toujours sur le bord de la piscine, je rêvassais et je me réveille très émoustillé et bandé... Pour le reste, il va falloir attendre la sortie du film pour voir comment le tout se termine!

Si je comprends bien, tu es un acteur «indépendant». Est-ce que tu as un agent en ce moment ou cherches-tu des scènes toi même et est-il difficile de ne pas être un exclusif? Est-ce que tu apprécies le fait d’être indépendant?

Je crois qu’être indépendant me donne plus de visibilité et que les gens apprennent à reconnaître ton nom. Oui, j’ai un agent chez Fabscout Entertainment dont je suis un des acteurs exclusifs. Grâce à eux, les gens savent qui est Angel Rock. Je leur doit ma carrière et je le dis parce que, dans la vie, il faut être reconnaissant et que, en fait, Howard (chez Fabscout) est l’un des meilleurs agents de l’industrie.

Mais tu as été exclusif pour quelque temps pour Jet Set Men. Si on te l’offrait, est-ce que tu signerais un contrat d’exclusivité ou préfères-tu quand même demeurer libre?

Je ne crois pas que je résignerais un autre contrat durant ma carrière. J’ai eu une belle visibilité [en tant qu’exclusif], cela fut merveilleux, c’était une manière extraordinaire de commencer dans l’industrie et de savoir comment les choses fonctionnent… Ce fut une belle école mais cela se termine là. Donc, non, je ne redeviendrai plus exclusif.

De CollegeDudes.com à Men.com, et de Hot House, Raging Stallion à MenOnEdge.com, tu as joué dans une grande variété de scènes. Mais comment fait-on pour s’adapter aux studios et aux sites web? Est-ce facile pour un acteur de toujours plaire aux réalisateurs et aux autres acteurs?

Pour ce qui est du monde de la porno, je crois que pour qu’une scène ait du succès, tu dois prendre le contrôle de la situation pour toi même d’abord, ensuite, faire ce que le réalisateur désire selon le scénario et, par la suite, mener la scène dans la direction voulue. Oui, en fin de compte, c’est facile de s’adapter aux acteurs, aux réalisateurs et aux équipes de chacun des studios, mais la chose qui rend tout cela possible c’est d’être à l’écoute des autres. C’est ainsi que je fais mon travail, soit d’être le plus professionnel qui soit et avec la meilleure attitude possible.

Est-ce qu’on t’as déjà proposé de faire des scènes bareback? Et, si on te l’avait demandé, est-ce que tu l’aurais fait?

Personne ne m’a jamais demandé d’en faire et je crois qu’on ne me le proposera pas non plus. J’avais déjà dit publiquement et ce, à plusieurs reprises, que si on fait un tel acte, que cela ne devrait être qu’avec ton partenaire de longue date. Le condom est vraiment quelque chose de très important dans ma vie sexuelle et j’aimerais que les gars, les jeunes qui commencent à regarder de la porno sachent qu’il faut utiliser le condom. Ils se doivent de savoir la différence qu’entraîne dans leur vie le fait de ne pas mettre une capote. Donc, non, je ne ferais jamais de scènes bareback dans ma vie.

Je constate qu’il y a de plus en plus de gars latinos dans l’industrie porno gaie, est-ce parce que l’Amérique latine s’ouvre de plus en plus à l’homosexualité en général ou est-ce parce que les hommes gais latinos se sentent maintenant plus confortables et acceptés dans la porno qu’avant? Quelle est ton opinion là-dessus?

La porno a toujours été un marché majoritairement américain, je pense. La plupart des studios légen-daires résident en sol américain, cela ne veut pas dire, cependant, qu’il n’y a pas de fans latinos gais et ouverts à travers le monde. Mais c’est vrai que cela [l’industrie] s’ouvre de plus en plus et aussi parce que ces studios désirent la clientèle latino. Je trouve que cela est fabuleux.

Est-ce que tu te considères comme pleinement top ou plutôt comme versatile (polyvalent)?

Dans ma vie privée, avec mon partenaire, tout peut arriver. Je suis quelqu’un de très actif sexuellement, j’aime explorer plusieurs facettes dans ma sexualité… Par contre, publiquement [dans mes scènes], je me sens plus sécure en tant que top et j’aime beaucoup l’être aussi.

Quel est ton genre d’homme?

Mon type de gars se doit d’être plus grand que moi, avoir la peau plus foncée que la mienne et il faut qu’il soit aussi un peu plus vieux et masculin. J’aime aussi le style de gars «nerd», avec des lunettes, l’air sérieux, un bon amant qui aime faire du gym, qui soit intelligent et un tantinet rêveur.

Est-ce que tu as déjà participé à des gangbangs?

Mmmmmm, non, pas sur un plateau de tournage en tout cas… (rires)

Quelle est ta position favorite?

La plus facile qui soit, celle du missionnaire…

Quels sont tes prochains projets  Est-ce que tu as en vue une tournée de promotion?

Eh bien, je suis en train d’écrire un livre sur l’industrie porno, un bouquin dans lequel je révélerai qui est le véritable Angel Rock et des secrets sur ma vie, sur l’industrie porno et bien d’autres choses encore. J’ai très hâte de le terminer et de le présenter. Pour ce qui est des tournées, je voyage chaque mois dans des villes américaines différentes pour des prestations en direct pour promouvoir mes films et mes scènes.

Mais, bien sûr, il y aura toujours de nouveaux projets et des tournages.

Enfin, pour terminer, dis-nous un peu quelle serait ta scène de rêve et avec quel acteur tu te verrais la faire?

J’aimerais filmer une scène au petit matin, en mer, et ce serait avec une de mes idoles de toujours, soit Brent Everett…

Nous imaginons bien cette scène sensuelle, merci beaucoup de t’être ainsi confié un peu à ZIP Angel. À bientôt

Ce fut un grand plaisir de pouvoir m’adresser à mes fans du Québec et du Canada. Merci à vous… 

www.RagingStallion.com