la i3 de BMW

Denis-Daniel Boullé
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I3 BMW
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La i3 du constructeur bavarois est arrivée au Québec sans tambour ni trompette. Et pourtant elle représente une révolution – onéreuse tout de même – pour la marque. La i3 est une citadine électrique dont l’aspect et le design tranchent avec tous les autres modèles de la marque. 

Une sous-compacte dont l’originalité et la spécificité sont qu’elle carbure à l’électricité. Le constructeur annonce une autonomie de 160 kilomètres (un peu moins en hiver) et offrant la même vivacité et le même plaisir de conduite qu’un véhicule à essence. Entre la Nissan Leaf et la Mitsubishi iMiEV, les plus abordables et la Tesla S, la plus luxueuse (comptez dans les 6 chiffres pour vous en procurer une), les véhicules tout électrique sont rares. Et à part la Tesla détonne par le style certes avant-gardiste, mais pas toujours des plus réussis. Il en est de même avec la i3 de BMW qui en a rajouté dans le look futuriste plus proche du robot que de la voiture. Certains adoreront et d’autres détesteront. Pour en ajouter encore une touche, les portes avant et arrière sont antagonistes, ce qui supprime le pilier central, mais apporte une contrainte. Les portes arrière ne peuvent s’ouvrir que si l’on ouvre les portes avant. Les parents d’enfants apprécieront, mais les passagers adultes un peu moins. En revanche, cette disposition offre un accès excellent à la banquette. Pour maximiser l’espace et le volume du coffre, les batteries sont disposées dans le plancher et n’empiètent donc pas à l’intérieur du véhicule. Deux écrans, l’un derrière le volant, l’autre au centre du tableau de bord informent le conducteur sur toutes les données indispensables à la conduite. Aucune distraction possible, le tableau de bord est plus proche de celui d’une laveuse que d’un cockpit d’avion. Ainsi le démarreur et les commandes de changement de transmission se situent à droite du volant. Selon les premiers essais, la i3 est convaincante sur la route, et comme sur toutes les voitures électriques, il suffit de lever le pied de l’accélérateur pour qu’elles ralentissent ne rendant la pédale de frein utile que pour les situations d’urgence ou en conduite plus sportive. 
 
Ce qui rebute encore les conducteurs à opter pour le tout électrique, outre le prix d’achat, est l’autonomie, versus le temps de rechargement des batteries. En option, la i3 peut recevoir un moteur bicylindre de 9 litres augmentant l’autonomie du véhicule jusqu’à 300 kilomètres. Mais cette aide sera-t-elle suffisante pour attirer les clients vers un véhicule qui se vend à partir de 48 950 $ dans la version de base, et qu’il faut opter pour des options ou pour un groupe d’équipements pour obtenir des portes-gobelets, des sièges avant chauffants, la climatisation automatique ou même un accoudoir central avant, faisant grimper rapidement la facture de quelques milliers de dollars?? 
 
Mais pour les fervents de la marque qui veulent améliorer leur empreinte écologique tout en restant fidèle à leur passion, il est sûr que l’i3 a tous les arguments pour les séduire. Et en plus, son style fera que l’on se retournera sur son passage. Et cela n’a pas de prix.