Au volant

Sur les routes du Québec

Denis-Daniel Boullé
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Alfa Roméo
Alfa Roméo, le grand retour sur le continent nord-américain
 
La direction de Fiat, propriétaire majoritaire a dévoilé la liste des concessionnaires qui accueilleront les premières Alfa Roméo. Sur les quatre concessionnaires choisis au Canada, deux se trouvent au Québec, Lasalle Fiat de Lasalle, JD Fiat de Boischatel. Le premier modèle importé sera le coupé C4, une mini Ferrari aux formes travaillées pour améliorer les performances et la tenue de route, mais aussi pour lui donner une signature forte. La calandre reprend les trois ouvertures propres à la marque et les lignes du capot en V. Impossible de la confondre avec tout autre véhicule roulant sur nos routes. Le coupé 4C reçoit quelques modifications pour satisfaire aux exigences de l’homologation sur le nouveau continent, et aussi quelques spécificités pour satisfaire la clientèle locale, comme un tableau de bord et des panneaux de portes recouverts de cuir, des sièges sport avec sellerie microfibre. Le C4 arrive en éclaireur puisque le géant italien pense importer une toute nouvelle berline reprenant le nom mythique chez Alfa de Giulia, puis dans les trois prochaines années, deux crossover et une grande berline. Disponible chez les deux concessionnaires du Québec dès le début de l’automne, le C4 devrait combler un vide puisque peu de cons-tructeurs offrent des coupés sportifs abordables et surtout aux accents légendaires. 
 
Kia Soul EV
 
La kia Soul avait tout pour être proposée avec une traction intégrale, mais le constructeur coréen a plutôt misé sur une électrique intégrale. La Soul dont le succès ne se dément pas au Québec se met à l’énergie verte (ou bleue) et cible bien évidemment la clientèle urbaine puisque trois villes canadiennes ont été choisies pour recevoir en septembre les premiers exemplaires : Vancouver, Toronto et Montréal. Et impossible de ne pas distinguer la Soul électrique de sa sœur à combustion normale. Elle se pare d’enjoliveurs en forme d’hélice de la même couleur de la carrosserie qui, elle est deux tons. Dont une version blanc nacré au toit bleu poudre. Deux autres duos de couleur seront proposés. 
 

La question qui brule toutes les lèvres dès qu’il est question de véhicule électrique, l’autonomie ? Le constructeur annonce 160 kilomètres et souligne que lors d’un essai dans des conditions idéales la Soul a atteint 200 kilomètres. Pas encore suffisant pour se rendre d’une traite à Québec, mais dans un futur pas si loin nul doute que certains modèles présenteront la même autonomie qu’avec un plein d’essence. 
 
La Soul EV dispose de deux ports de recharge que l’on découvre en levant le panneau amovible qui cache la calandre. Le premier permet selon le constructeur de recharger les batteries en quatre heures et demie, un record. Le second devrait avec un chargeur de 100 kW obtenir la recharge à 80% des batteries en 24 minutes, un exploit. Et pour couronner le tout, le constructeur a aussi revu à la baisse la consommation d’électricité de toutes les commodités indispensables aujourd’hui dans une auto. Ainsi la ventilation peut être désactivée sauf pour le conducteur quand celui-ci est seul à bord. À première vue, on a misé sur l’art de vivre à bord pour faciliter la vie du conducteur. Ainsi un bouton marqué E affiche directement la consommation, mais aussi le temps d’autonomie restant sans oublier d’afficher les stations-services les plus proches équipées pour la recharge. 
 
En somme, la Soul veut en remontrer à ses deux principales concurrentes, la Ford Focus électrique et la Nissan Leaf. Le prix n’est pas encore fixé, mais il devrait se situer entre 35 000 et 38 000 $ selon le niveau d’équipement. Et bien entendu le Québec a confirmé qu’il accorderait le rabais de 8 000 $ comme pour tous les autres véhicules électriques commercialisés dans la province. 
 
Rappelons pour ceux qui veulent comparer les véhicules électriques disponibles au Québec qu’outre la Ford Focus et la Nissan Leaf, BMW propose la i3 (45 000 $), Misutbishi, la i-MiEV (29 000 $), la Smart Fortwo Electric Drive (29 000 $) et à l’autre bout de la chaine la Tesla Model S (à partir de 78 000 $).
 

Ford F 150
 
On ne parle pas souvent des camions dans la chronique Au Volant. Pourtant certains de nos lecteurs de par leur profession en utilisent. Le champion toute catégorie des ventes restent le Ford F 150 et ses ventes ont permis dans une certaine mesure de sauver la division automobile du géant américain. Pour 2015, le F 150 s’est refait une beauté, nouvelle calandre, nouvel intérieur, sans pour autant modifier la silhouette générale. Pourtant les changements sont plus importants qu’un simple rafraîchissement cosmétique. Le constructeur a décidé d’alléger le poids lourd, grâce a l’alliance d’un nouvel acier et de l’aluminium pour d’une part améliorer la consommation d’essence sans pour autant que le camion perde en puissance, que ce soit en charge, ou lorsqu’il tracte une remorque. 
 
Comme pour les générations précédentes, le F 150 propose différentes configurations et différentes motorisations. Mais ne cherchez pas de moteur diesel. Ford a préféré pour rendre le F 150 plus frugal miser sur la perte de poids. En cabine simple, double ou crew, avec différentes longueurs de la boîte, le « dur de dur » comme appelé dans la publicité se montre très civilisé sur route, et même très sophistiqué à l’intérieur dépendamment du niveau d’équipement choisi. On peut atteindre le niveau de luxe d’une berline dans la version haut de gamme avec toutes les commodités et les technologies de pointe embarquées dans les autos. En somme un intérieur de velours dans un extérieur de fer. Et puis pour ceux qui recherchent avant tout la puissance, deux versions équipées de V8 suivront, le SVT et le Raptor. Deux modèles réservés aux amateurs du genre.