Au volant

Des valeurs sûres

Denis-Daniel Boullé
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Audi Q3
Audi Q3 : Le benjamin de la famille
 
Audi ne pouvait se permettre de laisser ses deux principaux concurrents occuper le terrain des petits multisgments de luxe. BMW avait ouvert le bal avec la X1 suivi quelques temps plus tard avec le Mercedes GLA. Présenté officiellement en janvier dernier lors des différents salons nord-américains, il est aujourd’hui disponible sur le marché, avec deux niveaux de finition — Progressiv et Techniq — et, au choix, la traction avant ou une transmission intégrale. Les prix varieront, selon la finition et la transmission choisie, de 35 800$ à 47 000$. Le Q3 ne renie pas son air de famille avec les multisegments plus grands d’Audi, en fait, nous avons à faire au grand Q7 mais qui par un coup de baguette magique aurait rétrécit. Dans ce créneau très recherché, nul doute que le Q3 fera tourner les têtes et valser les portefeuilles. D’autant que la courbe du toit s’incurvant vers l’arrière. Le Q3 flirte avec une autre tendance, celle du coupé quatre portes. Qui dit multisegment, dit haut sur pattes, non pas pour jouer les aventuriers dans le grand nord, mais tout simplement affronter la neige dans son driveway, ou à la sortie du stationnement de son immeuble après une tempête, ou, à la rigueur, le chemin qui mène au chalet. N’empêche qu’il est séduisant et même s’il conserve les rondeurs propres à ses frères aînés, son côté râblé lui donne une allure un peu plus athlétique.
 
À l’intérieur, aucune surprise, on est bien chez Audi. Entendre que c’est sérieux de chez Sérieux et solide de chez Solide. Le superfétatoire ne fait pas partie du lexique de l’entreprise. Chaque bouton est à la bonne place, l’ergonomie presque parfaite. Tout est à la portée du bout des doigts. Rien à redire sur la qualité des matériaux uti-lisés, tout est fait pour durer. Les sièges sont confortables à souhait. L’ensemble manque peut-être un peu de chaleur mais n’est pas sans charme. Bien assis dans un intérieur bien fini et rassurant, on est prêt à avaler les kilomètres sans se fatiguer. Sous le capot, un seul moteur (pour l’instant) un quatre cylindres développant au 200 CV associé à une boite manuelle 6 vitesses ou transmission automatique à six rapports de type Tiptronic, de quoi en surprendre plusieurs au démarrage même si ce n’est pas la vocation du Q3.
 
Avec le Q3, Audi suit le courant qui veut que les multisegments se multiplient dans une gamme de toutes les tailles et pour toutes les bourses. Cette philosophie prévaut aujourd’hui pour le constructeur aux anneaux. La toute nouvelle berline A3 ne devait pas être accompagnée sur notre marché de ses différentes déclinaisons disponibles en Europe. Changement de cap, après l’arrivée du cabriolet, c’est au tour de la version quatre portes à hayon qui rejoindra nos contrées sous peu. L’erreur est donc réparée, car l’ancienne A3 à hayon avait connu un succès remarquable au Québec.
 
Dodge Charger : La muscle car à quatre portes
 
Véhicule préféré des policiers – et des gangs de rue – la Dodge Charger revient sous une nouvelle mouture pour 2015. Pas de grands changements mécaniques, on y retrouve les mêmes motorisations que dans l’ancienne génération, mais un nouveau look avec une calandre divisée en deux parties pour un clin d’œil plus agressif. Les designers ont accentué là aussi la silhouette qui fait ressembler la Charger à un coupé réduisant l’espace en  hauteur pour les passa-gers arrière, mais cela donne indéniablement du pep au bolide de la route. Quatre versions sont disponibles (SE, SXR, R/T et R/T Road & Track). Mais d’autres versions en éditions spéciales peuvent être choisies comme la SRT Hellcat qui se voit doter d’un V8 suralimenté de 707 chevaux, laissant derrière elle au propre comme au figuré la Mercedes S65 AMG, la BMW S5 et l’Audi S8, et devenant la berline de série la plus rapide du monde affichant une vitesse de pointe de 328 km/h.   
 
Mais s’il l’on ne se destine pas aux courses poursuites dans les rues des grandes villes en jouant au gendarme et au voleur, on pourra largement se contenter de deux groupes motopropulseurs plus raisonnables et bien connus, comme le V6 Pentastar développant 292 chevaux ou le V8 HEMI et ses 370 chevaux. Ce dernier propose une transmission à 8 rapports et un mode écoénergétique à quatre cylindres. À une certaine vitesse constante, sur autoroute par exemple, quatre cylindres s’arrêtent automatiquement, et procurent ainsi une économie de la consommation.
 
Enfin, sachez que la version Pursuit de la Charger est pré-équipée pour les forces de police qui souhaiteraient renouveler leur flotte avec entre autres la traction intégrale en option, des freins améliorés, des suspensions renforcées spéciales usage intensif, un volant différent avec changement de vitesses sur la colonne de direction et des sièges différents plus pratiques pour recevoir les policiers et leur équipement et pour qu’ils puissent boucler leur ceinture… de sécurité.
 
Golf : l’une n’attend pas l’autre
 
Les nouvelles Volkswagen Golf se succèdent rapidement. Mais l’ADN ne doit pas changer. Une Golf, c’est une Golf. Quarante ans après ses premiers tours de roue, la Golf s’adapte idéalement avec le temps. Celle qui est arrivée dans les succursales au printemps dernier est la 7e génération de la mythique Volkswagen, fait relativement rare dans ce segment de véhicules. Mais il semblerait que la 6e mouture ait laissé les chroniqueurs et les acheteurs sur leur faim. Certes, la petite berline à hayon avait conservé toutes les qualités qu’on lui connaît. Elle s’habillait aussi en GTI pour les plus sportifs, mais elle n’avait pas soulevé de grandes exclamations de satisfaction. Pour 2015, les concepteurs ont misé avant tout sur une plus grande qualité des matériaux et une meilleure finition qui plaçait l’icône de la marque en-dessous de ses sœurs, la Jetta et la Passat. Extérieurement, rien à redire, on reconnaît la Golf de face comme de derrière, comme de côté. Les changements sont nombreux mais assez discrets pour ne pas dénaturer le visuel. Et certains n’y verront que du feu. Pourtant la partie avant semble plus allongée, les portes plus larges. Une fois la porte du conducteur ouverte, on est encore dans une ambiance et un agencement connu et rassurant. La sobriété est de mise, mais on ressent tout de suite l’amélioration de la qualité des matériaux qui font moins plastique dur.
 
Actuellement, deux moteurs sont disponibles. Un quatre cylindres 1,8 litre développant 170 chevaux, et un quatre cylindres Diesel de 150 chevaux. Les deux motorisations peuvent être accompagnées d’une boîte automatique à 6 rapports. Bien évidemment, il ne pourrait y avoir de Golf sans la possibilité d’accoler le sigle GTI sur une version dont la puissance atteint 210 chevaux. Et les puristes peuvent s’attendre à l’arrivée de la R, avec ses 290 chevaux et son turbo compresseur retravaillé. La Golf de base se détaille aux alentours de 19 000$ et dans les versions les mieux équipées ou GTI dépasser les 40 000$. Indestructible, la Golf sait rester la même, apporter les mêmes satisfactions de conduite que les générations précédentes et se bonifier avec le temps.