Au volant

Faut pas se priver...

Denis-Daniel Boullé
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smart fortwo
Smart Fortwo 
 
Lors d’une fin de semaine de septembre, j’ai eu l’occasion de rouler dans une Smart Fortwo décapotable pour aller aux pommes. Une Smart seconde génération, mais qui avait déjà plusieurs milliers de kilomètres au compteur. Ma chienne occupait le minuscule espace cargo qui heureusement reste ouvert dans l’habitacle. Elle pouvait poser sa tête sur le rebord et suivre la route. Quoique la voiture la fait dormir.
Au retour, cinq gros sacs remplis de pommes, de poires et de prunes ont pu trouver place dans la Smart et ma chienne a profité du siège conducteur… pour dormir jusqu’à Montréal. La Smart Fortwo a plein de défauts qui s’accentuent avec l’âge. Les vitesses (automatiques) se font sentir lors de chaque changement par un à-coup notable. À plus de 100 kilomètre/heure sur autoroute, le bruit de la vibration de la capote rend presque toute conversation impossible. Heureusement, ma chienne préfère la sieste qu’à la causette avec le chauffeur. Il faut tenir le volant à deux mains pour prévenir un coup de vent, ou encore l’appel d’air décoiffant après le dépassement d’un camion. 
 
Et pourtant, j’ai ressenti le même plaisir que lors de mon premier essai de la Smart Fortwo, lors d’un voyage qui m’avait amené jusqu’à Tadoussac. Le même plaisir de jouer à conduire, comme un kart mais avec un centre de gravité un peu plus haut. Et puis quand la petite boîte sur roues franchit la barre du 100, l’asphalte défile comme si je roulais deux fois plus vite. On ressent la sensation de la vitesse sans dépasser les limites autorisées, que demander de plus. Bien sûr, les détracteurs penseront que c’est une chaise roulante et qu’il est fou de se croire un tant soit peu au volant d’une F1. Bien sûr les raisonnables affirmeront qu’en milieu urbain la Smart a droit de cité, mais qu’elle ne doit pas s’aventurer au-delà des ponts pour sortir de Montréal. Bien sûr, toutes les raisons sont bonnes mais le plaisir est aussi une dont il ne faut jamais se priver. 
 
Tout cela pour dire, que la troisième génération s’en vient. Toujours 2,69 de long, cela fait partie du cahier des charges. Pour améliorer la tenue de route, on a élargi les voies et la largeur, ce qui donne un tout petit peu plus d’espace au conducteur et au passager. Aucun changement dans l’architecture. Le moteur 3 cylindres conserve sa place à l’arrière, et la Smart reste une propulsion même si ce n’est pas la meilleure disposition pour l’hiver. Gros changement pour le mieux, la boite de vitesse robotisée à cinq rapports sera remplacée par une boite à six rapports à double embrayage pour plus de sou-plesse. Et une boite manuelle à cinq rapports, déjà disponible sur le marché européen, sera disponible sur le marché nord-américain. La nouvelle boite de vitesse automatique est fabriquée par Renault pour Mercedes, propriétaire de Smart. 
 
Esthétiquement, la Smart gagne des rondeurs surtout à l’avant avec l’amorce d’un espace légèrement plus long à l’avant qui profitera en fait aux jambes des occupants. À l’intérieur, on conserve le design proche d’une console de jeux électroniques ou encore d’un jeu de construction. Des plastiques aux couleurs vives assorties à celles du revêtement des sièges. Petit changement: la clef de contact située au centre derrière le levier de vitesse à la façon des Saab réintègre la colonne de direction. La Smart 2016 roulera dès cet automne en Europe et il faudra attendre le milieu de l’année prochaine pour pouvoir s’en procurer une au Québec. Mais pour l’instant, aucune version décapotable n’est envisagée par la compagnie. Quant à la version quatre portes, quatre places, il ne semble pas que le constructeur envisage de lui faire traverser l’Atlantique. C’est dommage, car à prix sensiblement égal que la Smart, la Mirage de Mitsubishi et la Micra de Nissan offre de l’espace pour quatre passagers. Ma chienne aurait toute une banquette pour elle lors de nos escapades hors de la ville. 
 
 
fordFord Edge 2015
 
Ford propose aujourd’hui une refonte de son multisegment Edge. D’une  part parce qu’il reste prisé d’un certain nombre de propriétaires en raison de sa polyvalence. D’autre part, parce qu’il avait besoin d’une cure de rajeunissement. Sa silhouette toute en rondeur l’apparentait à un gros insecte sur pneumatique. Le nouvel Edge 2015 a des airs plus athlétiques qui feront oublier l’aspect pataud de l’ancienne génération. Bonne nouvelle, le Edge est construit à Oakville en Ontario et sera distribué dans le monde entier sauf en Russie où Ford possède une usine.  Et puis surtout, la direction du géant américain pense à la Chine dont le marché est très en demande de ce type de véhicule. Mais les changements apportés au Edge ne sont pas seulement esthétiques. Finies les commandes intuitives par simple effleurement, on retrouve à l’intérieur de véritables boutons pour nombre de fonctions. Une grande nouveauté tient dans la direction adaptative qui modifie le rapport entre le rayon de braquage et le nombre de tours de volant effectué par le conducteur. Cette nouveauté sera installée sur certains modèles. 
 
Sous le capot, trois motorisations sont proposées. Un quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé fera office du plus petit moteur offert. La version sport s’équipe du V6 de 2,7 litres EcoBoost développant plus de 300 chevaux. Enfin on retrouve un V6 de 3,5 litres qui équipait l’ancienne génération de Edge. Bien entendu, les trois moteurs viennent avec une boite automatique à six rapports avec palettes aux volants. Et en option, un rouage intégral peut être offert avec un transfert du couple allant de 100 % aux roues arrière ou aux roues avant selon les conditions de la chaussée et calculé par ordinateur. Comme sur le Ford Escape, le Edge peut recevoir l’assistance automatique au stationnement – c’est lent mais ça fonctionne très bien -, ou encore des gadgets comme l’ouverture du hayon en passant simplement le pied en-dessous du parechoc arrière. 
 
Les prix seront sensiblement les mêmes que pour les Edge 2014, et le tout nouveau Ford Edge sera disponible chez les concessionnaires Ford à partir de janvier 2015.

 

 

 

Jaguar EXÀ surveiller

Jaguar EX : La petite Jaguar 
Véhicule préféré des policiers – et des gangs de rue – la Dodge Charger revient sous une nouvelle mouture pour 2015. Pas de grands changementses différents plus pratiques pour recevoir les policiers et leur équipement et pour qu’ils puissent boucler leur ceinture… de sécurité.
 






Mazda MX5 2016 : gros changement dans la continuité
Mazda MX5
 
En 1989, Mazda lançait un petit cabriolet qui n’a cessé de connaître un succès. Amusant à conduire et abordable et connu au départ sous le nom de Miata. Tout au long de ses vingt-cinq années, le constructeur japonais l’a fait évoluer. Trois générations se sont succédées sans que l’esprit de ce petit roadster ne soit altéré. D’ailleurs pour les non-initiés, il était difficile de reconnaître à quelle génération appartenait tel ou tel MX5. La quatrième génération marque un tournant puisque si la silhouette reste la même, les changements sont notables aussi bien pour la calandre et que pour la poupe. Il en va de même pour la partie technique et mécanique. Autre changement, la MX5 2016 se voudra plus haut de