Santé - alimentation

L’homme plus sensible à la malbouffe?

Yannick LeClerc
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C’est une première : les scientifiques du centre de recherche sur l’obésité de Los Angeles ont découvert que les souris mâles développaient plus facilement des inflammations cérébrales et des maladies cardiaques que les femelles.

« Nous avons identifié des différences remarquables entre les sexes quant à la réponse physique aux régimes riches en graisses », indique la chercheuse Deborah Clegg. Alors que les souris mâles subissent des lésions, « les souris femelles n’ont montré aucune inflammation cérébrale ni de lésions au cœur malgré la même alimentation ».

Les scientifiques ne peuvent pas expliquer avec certitude ce qui protège ces rongeurs femelles. Richard Bergman, directeur de l’institut de recherche sur l’obésité souligne néanmoins que « Ces résultats montrent comment le cerveau et le corps des mâles et des femelles répondent différemment aux nutriments ». Il ajoute que cette étude amènera peut-être à revoir la gestion de l’obésité en adaptant les régimes et les médicaments proposés en fonction du genre des patients.

Si ces résultats se confirment sur l’être humain, prochaine étape des recherches, pas d’inquiétude à avoir : les scientifiques ont remarqué que les cerveaux mâles pouvaient être manipulés pour développer les protections qu’ont les cerveaux des femelles.