Question de fiscalité

Quels taux d’impositions pour vos placements?

Angela Iermieri
Commentaires
fiscalite

Vous avez de l’argent à investir dans de nouveaux projets? Sachez que tous les revenus que génèrent vos placements ne sont pas imposés de la même façon. Afin de pouvoir optimiser votre rendement après impôt, il est important de connaître les règles fiscales qui s’appliquent à vos placements, tout en considérant le niveau de risque qui leur est associé.

Différents types de placements génèrent différents types de revenus
 
1. Les revenus d’intérêts : 
 
• Ils sont généralement obtenus à partir de placements à revenus fixes, comme des certificats de dépôt à terme ou  des obligations. 
 
• Ces revenus sont imposables annuellement, selon votre taux d’imposition marginal. Par exemple, si vous avez 10 000 $ dans un dépôt à terme de 5 ans, à un taux de 5 %, vous devrez ajouter annuellement 500 $ d’intérêts, à vos revenus, que ces intérêts vous aient été versés ou non. 
 
2. Les revenus de dividendes : 
 
• Si vous possédez des actions d’entreprise acquises directement ou par l’entremise d’un fonds commun de placement, vous recevez peut-être des dividendes, qui  sont les montants versés par une 
société à ses actionnaires, selon la proportion des actions détenues. 
 
• Les dividendes d’entreprises canadiennes bénéficient d’un traitement fiscal préférentiel de la part des gouvernements, permettant ainsi  de bénéficier de crédits d’impôts, et donc d’être plus avanta-geux fiscalement que les revenus d’intérêts.
 
3. Les gains en capital : 
 
• Ce sont  des profits réalisés lors de la vente de placements dont 
la valeur fluctue, par exemple, vos actions. Ainsi, si vous achetez une action à 10 $ et la revendez à 15 $, vous avez fait un gain de 5 $.  
 
• Seulement la moitié des gains est imposable. Donc, si vous avez fait un gain de  5 $,  de 2.50 $ s’ajouteront  à vos revenus.
 
• Si  la vente d’un placement se fait à un prix inférieur à celui que vous avez payé (par exemple vendre à 7 $ une action achetée à 
10$), vous réalisez une perte en capital. Vous pourrez déduire ces pertes des gains  de l’année en cours, des trois années précédentes ou de n’importe quelle année dans le futur. 
 
4. Pensez au CELI
 
• D’une manière générale, les gains en capital et les dividendes jouissent d’un traitement fiscal plus avantageux que les revenus d’intérêt. Il n’en demeure pas moins qu’ils sont imposables. 
 
• La solution de rechange idéale, si vous souhaitez placer votre argent en vue d’un projet, reste le CELI. Ce compte d’épargne est à l’abri de l’impôt. Vous ne payez pas d’impôt  sur vos revenus (inté-rêts, dividendes ou gains en capital)  même lorsque vous retirez votre argent. La seule chose à surveiller, c’est la limite de cotisation annuelle. Si vous ne cotisez pas le montant maximum une année, vous pouvez reporter les sommes non utilisées aux années subséquentes. 
 
 

Angela  Iermieri Angela Iermieri Angela Iermieri est planificatrice financière au Mouvement Desjardins. Elle est membre de l’Institut québécois de planification financière (IQPF) et représentante en épargne collective pour Desjardins Cabinet de services financiers inc.