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Rouler branché électrique

Denis-Daniel Boullé
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lexus

Comme chaque année, les catégories de voitures les plus volées au Canada sont publiées. Si quelques voitures de luxe ou sportives sont toujours la cible privilégiée des voleurs (Chevrolet Corvette et Camaro, Ford Mustang, Porsche Panamera et 911 et Audi A5/S5), force est de constater que ce sont les VUS tous formats confondus qui arrivent en tête. Les Ford F 250 et F 350 ont aussi la côte. Du côté des petits véhicules, la Toyota Corolla semble aujourd’hui préférée à la Honda Civic. Enfin, plus étrange, le Pontiac Aztek se retrouve dans le classement des 30 véhicules les plus volés l’année dernière.

Le Salon de l’auto de Montréal a fermé ses portes, et les concessionnaires espèrent profiter du faible taux du baril de pétrole, et donc de la baisse substantielle à la pompe, pour redynamiser les ventes. Les constructeurs savent que le pétrole vit ses dernières décennies et ne cessent d’innover en motorisation tout électrique et hybride pour prendre le virage technologique et écologique nécessaire à notre planète. Bien évidemment, l’autonomie des véhicules électriques est leur principal défi. Actuellement, on peine à atteindre les 200 kilomètres sans avoir à se précipiter vers une borne de recharge. Encore faut-il en trouver une tous les 200 kilomètres, ce qui est loin d’être le cas. Enfin, on ne remplit pas une batterie aussi rapidement qu’un bon vieux réservoir à pétrole.
 
tesla sTesla S
Autonomie, logistique. Un exemple à suivre serait celui du petit constructeur californien Tesla Motors qui produit une grande berline de luxe cent pour cent électrique et dont l’autonomie dépasse les 200 kilomètres. Ce nouveau joueur vient d’ouvrir d’ailleurs une succursale à Montréal rue Ferrier, tout proche des autres grandes marques de luxe, Rolls-Royce, Jaguar, etc. Cette succursale est avant tout une vitrine puisque la majorité des Tesla sont vendues par Internet et sont les jouets roulants aujourd’hui de nombreuses vedettes d’Hollywood. Notons que la Tesla collectionne de nombreux prix, bien évidemment pour ses émissions zéro de gaz carbonique, mais aussi pour ses qualités sportives, routières, de construction et de fiabilité. Presque la note parfaite. Au point que le plus connu et le plus redoutable des chroniqueurs automobiles du Québec, Jacques Duval, ne jure plus que par cette marque, lui qui a été l’un des premiers propriétaires de ce véhicule. De plus, Tesla va développer des stations « superchargeurs » capables de recharger 50 % des batteries en moins de 20 minutes. Un nouveau modèle est en préparation. Un VUS baptisé X et un peu plus abordable que la Tesla X devrait apparaître sous peu.  Avec une batterie de 60 kWh, la Tesla S se détaille à 71 900 $, et la P85D à quatre roues motrices avoisine les 106 300 $.
 
Lexus NX
La filiale de luxe de Toyota ne pouvait être en reste face à la prolifération des VUS compacts de ses concurrents allemands. Sur la base du Toyota RAV-4, Lexus a développé le NX. De toute évidence, les designers ont poussé à l’extrême le design angulaire et ce VUS moyen ne manque pas d’originalité visuelle. La calandre en forme de sablier qui se plie vers le centre donne du mordant à la face avant du véhicule.  Il n’est pas sûr qu’elle séduise tout le monde. À l’intérieur, on a fait preuve de plus de classicisme pour conserver à la marque ses lettres de noblesse et de luxe.  Deux motorisations sont proposées. Un moteur 2.0 litres turbo jumelé à une transmission automatique 6 vitesses ou un moteur de 2,5 litres jumelé à un moteur électrique. Quelle que soit la motorisation choisie et le niveau d’équipement, le NX reçoit quatre roues motrices. Lexus espère réussir le même coup qu’avec le RX qui a détrôné  en termes de vente  les Mercedes et Audi de même catégorie. Il faut compter 43 000 $ pour se procurer le Lexus NX de base et ajouter presque 20 000 $ pour accéder à la version hybride.
 
Range Rover Discovery Sport Range Rover Discovery Sport 
Range Rover a lancé au salon de Los Angeles, l’été dernier, un tout nouveau modèle. Le Discovery Sport. Difficile de le classer dans la gamme de tout-terrains luxueux du constructeur indien. À peine plus long que le Range Rover Evoque, il est aussi moins cher que ce dernier. Il ne semble pas remplacer le LR4, plus cher, ni succéder au petit et vieillissant LR2. Le Discovery Sport se présente comme un VUS compact, moins sexy que l’Evoque cherchant à renouer avec l’aspect plus baroudeur tout en offrant le confort et les qualités d’un VUS urbain. Plus moderne, avec une nouvelle signature visuelle plus marquée Land Rover, le DIscovery Sport risque de cannibaliser le LR4, d’autant qu’il sera vendu moins cher que son devancier. Land Rover souhaite peut-être que son nouveau Disco-very Sport rende moins frileux les utilisateurs de la marque qui n’hésiteront plus à le salir lors des sorties hors-piste, ni même à l’égratigner. Ce qui n’est généralement pas le cas des propriétaires habituels qui se contentent de la jungle urbaine. En revanche, le petit LR2 devrait lui aussi se refaire une – grosse – fraîcheur pour se mesurer aujourd’hui à armes égales avec les petits VUS compacts des marques de luxe. On ne pourrait parler de Land Rover sans rappeler celui qui a fait la réputation de la marque : Le Defender. Après 68 ans de bons et loyaux services sur tous les continents qui avaient besoin d’un véhicule capable de rouler dans les pires conditions, le Defender prend sa retraite. Pour marquer ce départ, la marque a décidé de proposer une édition limi-tée baptisée Célébration proposant trois interprétations différentes du Defender, mais non disponibles au Canada.
 
BMW 4BMW 4
On connaissait les faux coupés, ces berlines 4 portes dont le pavillon fuyant vers l’arrière évoque un coupé. BMW a décidé que la recette pouvait s’appliquer aux VUS, en proposant il y a quelques années le X6. Se fondant sur son gros vus X5, le constructeur a dévoilé un étrange croisement qui n’a pas fait l’unanimité dans la presse automobile. Inutile, coûteux, peu pratique, prétentieux... les qualificatifs ne provenaient pas de la colonne Éloges. Cependant, les acheteurs ont été au rendez-vous. Ceux à la recherche du meilleur des deux mondes, du sport un brin viril. BMW a décidé d’appliquer le même traitement à son VUS compact X3 en proposant une version « coupé ».  Aussi athlétique que le X5, mais une taille en dessous, le mélange des genres semble avoir réussi au X4. Côté motorisation, on retrouve les deux mêmes motorisations que pour le X3, un six cylindres turbo compressé développant 241 chevaux, et un six cylindres développant 300 chevaux pour plus de puissance, à condition d’ajouter un 8 500 $ de plus. La silhouette particulière impose une garde au toit limitée pour les passagers et l’espace de chargement diminue en raison de l’inclinaison du hayon. On ne choisira pas le X4 pour sa polyvalence, mais pour le style, ses airs sportifs, et la marque. Et cela n’a pas de prix. Ou si peu. Les prix du X4 vont de 46 300 à 54 950 $.