Homophobie

Un couple gai britannique interdit d'hôtel au Maroc

Yannick LeClerc
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Un couple gai britannique s'est vu interdire d'un hôtel marocain pour ce qui devait être leurs premières vacances dans le pays. 

Morgan Hughes, 23 ans, et Lloyd Innes, 28 ans, avaient réservé une chambre double à l'Eden Andalous, un hôtel de Marrakech. Mais lorsque que le couple a vérifié auprès de son agent de voyages British Airways que son statut de couple gai ne poserait pas de problème, il s'est vu répondre que sa réservation ne pouvait pas être validée en l'état.

British Airways a indiqué aux deux hommes qu'ils ne pourraient pas partager une chambre unique en raison de leur homosexualité et devaient donc réserver une chambre supplémentaire s'ils souhaitaient toujours séjourner dans l'hôtel prévu.

British Airways a expliqué être entré en contact avec l'hôtel en question qui lui a dit qu'il ne permettrait pas l'accès au couple dans une chambre unique. «Je n'ai reçu aucune excuse de la part de British Airways et l'hôtel n'a pas voulu nous parler directement», s'indigne Morgan Hughes.

L'homosexualité est toujours considérée comme un crime au Maroc, avec une peine maximale pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement.

Devant la réaction de ses clients, un porte-parole de British Airways a finalement présenté des excuses au couple reconnaissant «des inconvénients» et proposant «un remboursement complet. Il a aussi renvoyé ses clients sur le site Web du bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth afin qu'il s'informe "sur le droit et les coutumes locales".»

L'hôtel marocain a nié pour sa part qu'il était responsable du rejet de la réservation du couple gay britannique au motif de son homosexualité, expliquant que "toutes ses chambres ont deux lits jumeaux et que ses clients sont libres d'occuper leurs chambres comme ils le souhaitent". Une affirmation que contrdirsent les photos des chambres de l'hôtel présentées sur le site internet de l'hôtel. 

L'Eden Andalous renvoie la responsabilité à la centrale de réservation Hotelbeds et à Brtish Airways. 

Soucieux de couper cours au mauvais buzz créé par la divulgation de l'affaire en Grande-Bretagne, les responsables de l'hôtel ont adressé une invitation au couple «pour prouver (leur) bonne foi».