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Denis-Daniel Boullé
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Mazda Roadster

Dès le printemps, on les envie ceux qui d’un simple appui sur un bouton enlèvent le toit de leur voiture pour profiter d’une Dolce Vita retrouvée et méritée. Ceux dont on se moquait lorsque leur cabriolet et autre roadster se confrontaient à l’hiver. Tous n’ont pas un second véhicule autorisant leur cabriolet à passer un hiver au chaud dans un garage. Et puis tordons le cou à un préjugé, les cabriolets peuvent aujourd’hui affronter nos hivers. 

L’étanchéité, la robustesse des toiles sont aujourd’hui des atouts qui devraient nous amener à réfléchir, sans compter le fait que les cons-tructeurs auraient rayé depuis longtemps de la carte de leur vente le Canada pour ce genre de véhicules. Et pour ceux qui doutent encore, ils peuvent se tourner vers des cabriolets à toit rigide leur épargnant des questionnements inutiles. Cependant pour les puristes, le vrai cabriolet doit se couvrir d’un toit mou. Et quoi qu’on en dise, on a l’embarras du choix. 
 
fiatFiat 500C. Je sais ce n’est pas totalement un cabriolet puisque la petite Fiat conserve ses arches sur lesquelles se couvre et se découvre un toit coulissant. Mais pour ceux qui voudraient jouer de la nostalgie ou encore se démarquer, sachez que Fiat vient de sortir une édition limitée, appelée Cabrio 1957, qui reprend les couleurs de la mythique ancêtre, comme le blanc, le bleu poudre ou encore le vert pâle. Pour en ajouter dans le rétro, l’intérieur est blanc, avec volant blanc et sièges bruns. Même les ajouts du logo Fiat s’ins-pirent de celui des années cinquante sans oublier les jantes des roues peintes dans la même couleur que la carrosserie et sur lesquelles on retrouve un bon vieil enjoliveur en métal. Disponible depuis peu au Canada et pour une courte période, Fiat 500 Cabrio 1957 se détaille autour de 28 000 $. Sinon vous pouvez opter pour la cabrio Fiat 500 C pop, plus abordable (son prix est 
10 000$ de moins)
 
Mazda MX-5. La quatrième génération du mythique roadster de Mazda est à nos portes. 26 ans après la première mouture, le roadster a su traverser le temps en s’adaptant aux nouvelles technologies tout en gardant son capital de sympathie auprès des propriétaires comme du public. Sympathique, amusant à conduire, fiable et facile à entretenir, les concepteurs ont cherché à améliorer le «jouet» tout en préservant son style et sa personnalité. Plus basse, plus courte et encore plus légère que ces devancières, la MX-5 2015 gagne en habitabilité. Le moteur, toujours le quatre cylindres de 2 litres développant 155 chevaux a été repoussé vers l’habitacle améliorant de ce fait la répartition des masses du véhicule et donc la tenue de route. Prévue pour l’été 2015, certaines inconnues techniques subsistent, mais on peut facilement parier que le constructeur réserve quelques surprises pour rendre encore plus attractif le mythique cabriolet.
 
Volswagen Beetle Cabriolet. Si l’engouement n’a pas été au rendez-vous pour la New Beetle seconde génération, le cabriolet sort son épingle du jeu. Symbole de la jeunesse, de la vie pas compliquée un brin hédoniste, la version découvrable redonne ce sentiment une fois à son volant. On peut compter sur la qualité de fabrication, des motorisations fiables même si il n’y a que deux choix possibles. Un quatre cylindres de 1,8 litre turbo ou un 2,0 litres turbo. Si la première motorisation est accouplée à une boîte semi-automatique à six rapports, la seconde dispose au choix d’une boîte manuelle ou d’une automatique à double embrayage. Sur route, la Beetle Cabriolet s’en tire tout à fait honorablement dans la mesure où l’on adopte une conduite sage. Enfin, même si elle semble imposante extérieurement, l’habitacle est plutôt limité surtout pour les passagers arrière dont la banquette devient vite inconfortable lors de longs voyages. Mais le pitou s’en contentera parfaitement. Un achat raisonnable qui traversera les années et surtout les saisons hivernales. 
 
Audi A3. Beaucoup regrettait que le constructeur allemand n’ait plus de cabriolet dans son entrée de gamme. L’erreur est réparée avec l’introduction sur le sol nord-américain de l’A3, version découvrable, qui roule depuis plusieurs mois sur le sol européen. Une seule version est proposée, celle qui offre un quatre cylindres de 220 chevaux, la transmission automatique et le rouage intégral. Ce qui somme toute n’est pas si mal et permet d’allier le plaisir de rouler les cheveux au vent et le plaisir de conduire, car le cabriolet A3 a toutes les qualités qui ont fait la réputation de la marque aux anneaux. Si le modèle de base appelé Komfort est déjà bien équipé, les options, elles, sont nombreuses et onéreuses. Il vaut mieux alors regarder vers les deux autres modèles qui intègrent la plupart des options. 
 
BMW Série 2.  Dans la valse des changements de nomenclature des modèles, la Série 2 remplace la Série 1. Comprendre que les chiffres pairs symbolisent les modèles coupés, cabriolet et faux cabriolet de la marque de Munich, et les chiffres impairs, les berlines et les familiales. Modèle d’attaque, le cabriolet Série 2 affiche sa vocation sportive. Et pour satisfaire le plus grand nombre, deux moteurs suralimentés sont proposés avec quatre ou six cylindres. Reconnu pour ses qualités routières un brin sportives, le cabriolet Série 2 adopte un nouveau toit électrique avec une insonorisation supérieure, en plus d’autres innovations propres à un tout nouveau modèle. 
 
mercedesMercedes Classe E Cabriolet. La quintessence du cabriolet actuel, mais la marque à l’étoile n’est pas donnée même si on pouvait qualifier cette édition de grand luxe abordable comparé à une Rolls ou à une Bentley. Tout est fait pour le confort pour rouler au grand air, jusqu’à ce volet qui se déploie au-dessus du pare-brise une fois la capote baissée et qui diminue les turbulences désagréables pour les passagers. Ce dispositif s’appelle Aircap. Sans oublier l’autre dispositif, Airscarf, qui émet de l’air chaud à partir du dossier des sièges avant pour le confort du cou du conducteur et de son passager. On chouchoute réellement les acquéreurs de cette auto faite pour les longues promenades en été et qui révèle sa sportivité et les charmes de grandes routières sur les autoroutes. 
 
On ne saurait terminer cette promenade dans le merveilleux univers des découvrables sans accorder une mention au roadster Audi TT, qui s’est refait une beauté pour 2016, et bien évidemment est encore mieux que le précédent et la Jaguar F-Type, dernière née de la marque au fauve. Deux cabriolets strictement deux places et toute proportion gardée encore abordable. Car il existe d’autres marques qui ont fait la leur dans le cabriolet d’exception, mais il faut alors penser à aligner les zéros sur la carte de crédit pour se les procurer