conseil québécois LGBT

C’est la fête du GRIS-Montréal

Audrey GAUTHIER
Commentaires
Audry Gauthier

Dans son objectif de vous faire connaitre différents membres de notre Conseil, ce mois-ci nous soulignons l’apport inestimable du Gris Montréal qui chaque année rencontre des milliers d’étudiant(e)s et fait la démys- tification de l’homosexualité et la bisexualité dans les écoles du grand Montréal.

Notons qu'il existe par ailleurs 4 autres GRIS au Québec qui partagent la même mission et assurent une couverture presque partout au Québec.
 
Le GRIS-Montréal a 20 ans
 
Le 28 mai dernier, le GRIS-Montréal fêtait son vingtième anniversaire au Cabaret La Tulipe. La soirée a commencé par un cocktail de reconnaissance pour les 300 bénévoles de l’organisme. C’était l’occasion de remettre les prix attribués chaque année pendant la fête des bénévoles. Pendant la soirée, Marie Houzeau a été sacrée bâtisseuse de l’organisme pour ses 10 ans à titre de directrice générale du GRIS-Montréal. Ses collègues et ami(e)s du milieu lui ont préparé une vidéo surprise très émouvante qui a touché profondément les 350 personnes présentes lors de cette première partie. 
 
 
 

Comité organisateur de la soirée Désorientation ainsi que le Président du GRIS- Montréal (de gauche à droite) : Michaël Tessier, Francis Viau, Dominic Tremblay, Émilie Lebel, Olivier Perron Collins et David E. Platts (Président).

 

 
Ensuite, l’organisme a remis le prix de partenaire de l’année au comité organisateur de la soirée Désorientation, dont l’édition 2015 avait permis d’amasser 40 000 $ au profit du GRIS-Montréal. Cette activité-bénéfice d’envergure aura lieu pour une troisième année en 2016 et promet d’être à nouveau marquante pour les coffres de l’organisme dont seulement 20% du budget provient de subventions gouvernementales. 
 
Finalement, le prix Réal-Boucher qui récompense les bénévoles s’étant démarqués pendant l’année a été remis à Gabrielle Picard et Clermont Roy. Tous les deux intervenants au GRIS-Montréal depuis 2007, ils multiplient les implications en plus d’avoir fait plusieurs centaines d’interventions en milieu scolaire.
 
Cette soirée a aussi été l’occasion de rappeler qu’en 20 ans d’existence, le GRIS a rencontré plus de 300 000 jeunes dans plus de 600 établissements de la grande région de Montréal. Année après année, des centaines de bénévoles formés par le GRIS se sont relayés dans les écoles pour parler de leur vécu et répondre à toutes les questions des jeunes sur la diversité des orientations sexuelles. Cet organisme est donc une véritable machine à démystifier ! Mais pas n’importe quelle machine, une machine dont le seul carburant est le don de soi, le partage, l’authenticité. 
 
C’est sans aucun doute ce qui explique les nombreux prix et reconnaissances que le GRIS-Montréal et ses membres ont engrangés au cours des ans, prix d’Excellence du ministère de la Santé, prix Hommage-bénévolat Québec, prix Léo-Guidon de l’Alliance des Professeures et Professeurs de Montréal, plusieurs prix Phénicia, plusieurs prix Arc-en-ciel, Reconnaissance de l’Association des médecins psychiatres du Québec, et plusieurs médailles de l’Assemblée nationale pour leurs bénévoles. 
 
 
 

Réal Boucher, Clermont Roy, Marie Houzeau, Gabrielle Picard et David E. Platts.

Vous voulez vous impliquer ?
 
À ce propos, le GRIS-Montréal est toujours à la recherche de nouvelles personnes pour les aider dans les différentes sphères de leur mission alors n’hésitez surtout pas à prendre contact avec eux. En terminant, je souhaite un magnifi-que anniversaire à cet organisme essentiel de notre communauté en espérant qu’il recevra tout le soutien nécessaire pour continuer long-temps à bâtir une société plus ouverte à l’homo-sexualité et la bisexualité.  www.gris.ca
 
Dernière chronique !
 
Pour ma part, c’était ma dernière chronique au sein du Conseil québécois LGBT puisque je quitte mes fonctions à titre de directrice générale pour relever d’autres défis professionnels. J’aurai fait de magnifiques rencontres pendant ses 7 derniers mois. Des individus dédiés à la défense des droits des personnes LGBT, des gens d’idées savantes, des concepteurs de projets de démystification efficaces, des militants engagés sur le terrain, bref des personnes d’exception. Il y aura eu aussi un côté plus sombre lié au milieu communautaire : des luttes politiques internes, de la désolidarisation parfois et des égos surdimensionnés qui croient faire avancer la cause, mais le font-ils vraiment? Je vous laisse sur une note positive : Allez, bonne route à vous tous, soyez fiers de votre différence, elle est votre force au quotidien !