Marketing

Quand l’hôpital pour enfants de Montréal perpétue les stéréotypes du genre

Denis-Daniel Boullé
Commentaires

Pour sa campagne de financement, l’hôpital pour enfants de Montréal conforte les stéréotypes du genre. Sur des affiches, que l’on retrouve sur les abribus ou sur les palissades dans certaines rues, trois donnent le ton. 

La première représente une petite fille déguisée en princesse avec en surtitre : « Au nouveau children (bonjour la loi 101) soigne des princesses.» Quand on pense que moi-même j’ai toujours rêvé d’être une impératrice intergalactique sauvant la planète Terre du côté sombre de la force...

Sur la seconde affiche, un garçon dans un déguisement d’astronautes au dessus duquel on lit : « Au nouveau Children, de astronautes.»

 

Sur la troisième, un adolescent avec toujours le même slogan, mais avec écrit : «Au nouveau children soigne les chevaliers.»

 

En somme, les filles rêvent d’être des potiches décoratives et les garçons ont l’esprit ont l’esprit aventurier et guerrier. Alors que beaucoup s’évertuent à démontrer l’aliénation des enfants face à ce qui serait prédéterminé par le sexe, l’hôpital pour enfants de Montréal les renforce.

Et tant pis pour les  filles qui rêvent d’être astronautes ou chevaliers et pour les garçons qui rêvent d’être princesses ! Et tant pis pour ceux et celles qui veulent être les trois, ce qui n’est pas incompatible. 

Au moins une quatrième affiche (tout de même peu présente dans les rues) montre une filette avec la phrase : «Au nouveau Children, on soigne les pirates».