Ça Marche

Une nouvelle formule plus dynamique

André-Constantin Passiour
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Ca marche 2015

Le dimanche 27 septembre, on en sera déjà à la 23e édition de «Ça Marche», l’événement phare de la Fondation Farha dans le but de récolter des fonds pour plus de 75 organismes au Québec, offrant des services aux personnes vivant avec le VIH-sida. Cette année, il y aura un nouveau point de rencontre, le parterre du Quartier des Spectacles, et une nouvelle heure de départ, soit 11h. Mais on demande aux gens de bouger, de danser et de se faire aller l’arrière-train un peu et d’insuffler à la marche plus de fougue ! La présidente honoraire de la Fondation, Evelyn Farha, sera sur place malgré son âge vénérable…

C’est donc sous le thème «Une parade pour vaincre le VIH-sida» que ce déroule Ça Marche 2015. «Cette année, le principal commanditaire est Aldo, donc les gens d’Aldo ont voulu que ce soit plus actif et plus créatif qu’auparavant. Ce sont surtout les jeunes employés d’Aldo qui se sont impliqués. Ils lancent ainsi un appel plus particulier aux jeunes et on espère, grâce à ces changements, que cela attirera cette clientèle. Et ça fait du bien aussi que l’on modifie la formule pour la rendre plus attrayante pour les jeunes», indique Linda Farha, présidente bénévole et porte-parole de la Fondation Farha.
 
On parle ainsi d’une «parade» qui s’ébranlera vers 11 h du Quartier des Spectacles avec une séance de réchauffement dès 10 h. Tout au long du parcours, il y aura de l’animation et des prestations. Ensuite, on revient au point de départ, à 13 h, avec un spectacle et d’autres présentations… «Ce sera un événement spécial», confirme Linda Farha.
 
EVELYN FARHA | ÇA MARCHE
Evelyn Farha | Ça marche
 L’œuvre de Ron Farha, le fondateur de la Fondation, se poursuit donc toujours grâce aux bénévoles et à l’inlassable volonté et énergie de la mère de Ron, Evelyn Farha, maintenant âgée de 90 ans… «On avait fondé la Fondation Farha ensemble (en 1992) et Ron est décédé en juillet alors que la marche était en septembre, il n’a jamais pu voir cette marche. Alors c’est la 23e marche que je vais faire cette année en sa mémoire », de dire Evelyn sur un ton déterminé. «J’ai promis à mon fils de continuer et c’est ce que je fais parce que c’était une personne extraordinaire qui pensait toujours aux autres, il voulait sauver tout le monde, donc c’est à nous maintenant de poursuivre cette lutte et d’informer les gens sur cette maladie. Ma conscience ne me permettrait pas d’abandonner parce que j’ai fait une promesse à Ron, alors je vais poursuivre», dit Evelyn Farha.
 
«Je marche aussi parce qu’il n’y a pas de remède. Oui, les gens vivent plus longtemps et il y a moins de problèmes, mais il n’y a pas encore de cure. J’avais dit que je continuerais pour ça aussi et, encore une fois, je tiens mes promesses», confie Mme Farha avec une voix plus frêle qu’autrefois.
 
À la Fondation, on signale d’ailleurs qu’il y a environ 71 000 Cana-diens qui vivent avec le VIH et le plus inquiétant est que 25 % d’entre eux ne savent pas qu’ils sont atteints de la maladie. Bien sûr, depuis 1996, la trithérapie a tout changé par l’apparition de médicaments qui ont constamment progressé et évoluer pour qu’aujourd’hui on puisse considérer le VIH comme une maladie chronique. « Mais le VIH existe encore et c’est plus important que jamais de sensibiliser les gens, d’amasser de l’argent pour aider [les divers organismes qui oeuvrent dans le milieu] et les gens [qui souffrent de cette maladie], donc plus il y aura de gens qui marcheront, plus aussi cela fera de la visibilité parce qu’il faut en parler…», souligne Evelyn Farha.
 
EVELYN FARHA ET RON | ÇA MARCHE
EVELYN FARHA et Ron | ÇA MARCHE
 Depuis 1992, la Fondation Farha a distribué près de 9,5 M$ à des organisations offrant de l’aide aux personnes atteintes, soit pour l’hébergement, la nourriture, les médicaments, les soins palliatifs,les conseils, les soins à domicile, etc. ou encore à des organismes de prévention et d’éducation. C’est à cela que sert l’argent recueilli lors de Ça Marche.
 
«Mes forces ne sont plus les mêmes qu’avant. Je serai là au départ, je vais saluer les gens, c’est toujours agréable de rencontrer les gens. Je vais peut-être marcher un peu, je verrai, mais je serai là à l’arrivée. J’espère que ce sera un grand succès», de conclure la présidente honoraire, Evelyn Farha. 
 
Dimanche 27 septembre