Olivier Poulin témoigne

UN OLIVIER TOUT NEUF

Olivier Gagnon
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Olivier poulin

Après de nombreuses années à la direction de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec, Olivier Poulin, également collaborateur au Fugues, voulait marquer le changement d’une période de sa vie par deux actions bien particulières : partir quelques semaines (voire mois) à l’étranger et se remettre en forme. Février dernier, la première étape s’amorçait : Olivier faisait appel à Paul Boisvert, coach en perte de poids, pour un périple qui le mènerait à perdre près de 90 livres en 7 mois (en plus de retourner à contrat à l’Alliance et repousser son voyage!). 

Après avoir moi-même perdu 30 livres en 2014 (merci à David et Alyssa du Nautilus Plus Centre-ville Est !), j’ai olivier poulinvoulu discuter de ce processus avec lui, question de revenir sur les raisons de son choix, de sa méthode, mais aussi des obstacles et de ses nouveaux objectifs.  
 
D’abord, toutes mes félicitations Olivier ! Se remettre en forme nécessite le bon état mental et une motivation intrinsèque assez forte… De ton côté, qu’est-ce qui t’a poussé à entreprendre ce grand changement ? 
Pour trois raisons. D’abord, j’étais quelqu’un d’assez sportif, mais dès que je faisais du sport, je me blessais. À 270 livres, je me faisais fréquemment des  claquages au mollet en jouant au badminton. J’avais également développé certains problèmes de digestion, si bien que j’en suis même venu à faire plusieurs tests pour savoir si je souffrais d’allergies ou d’intolérance (un problème qui s’est résolu avec le changement de mon alimentation). Finalement, mon obésité avait entraîné l’apparition de l’apnée du sommeil, et je me voyais mal passer le reste de ma vie avec ce pro-blème. Un peu comme toi, mon rythme de vie très occupée me servait d’excuse pour ne pas me remettre en forme ; au final, je suis revenu à l’Alliance en mars et j’ai quand même réussi à combiner les deux ! 
 
Comment t’y es-tu pris ?
Il faut savoir que j’étais déjà quelqu’un de très sportif à l’époque, et c’est quelque chose que je suis en train de reconquérir. J’ai donc, avec l’aide de mon coach, changé mon alimentation. Tout est une question de portion : j’achète des morceaux de viande selon mes besoins et je compose des assiettes équilibrées, avec beaucoup de légumes. 
 
Lorsqu’on voit tes photos avant/après, on ne peut que rester surpris de l’effet de ce changement sur ton corps. Tu étais un bear assumé et tu étais très à l’aise avec ton corps - qu’est-ce qui a changé aujourd’hui dans la perception des gens?
J’ai l’impression que je serai toujours un gros nounours dans mon cœur… J’étais un bear assumé parce que les gens fonctionnent avec des étiquettes. Les gars qui me regardaient, c’étaient les gars qui aimaient ça. Je ne me sentais pas jugé avec mon poids auparavant, j’arrivais à rire de ça, je n’avais pas de complexe. Aujourd’hui, ça ne me trouble pas d’avoir changé de « catégorie », mais oui, j’étais à l’aise avec mon corps et ma sexualité à l’époque. Dernièrement, je discutais avec un gars que je trouvais cute sur un réseau et il m’a laissé tomber sous prétexte que je n’étais pas assez costaud ! À l’inverse, y’a des gens pour qui je n’étais pas désira-ble… et aujourd’hui je sens des regards différents, subtils ou non. 
 
Ta transformation est très visible… Quelles sont les réactions autour de toi ?
J’ai rendu ma démarche très publique rapidement, ce qui a rassuré les gens qui auraient pu penser que j’étais malade. J’ai reçu beaucoup d’encouragement de mes proches, de mes amis, de ma mère également qui a fait la même démarche. 
 
Les obstacles peuvent être nombreux. Je pense ici aux occasions entre amis, aux mauvaises journées, aux semaines occupées. Comment as-tu vécu cela ? 
A proprement dit, je n’ai pas vécu beaucoup d’obstacles, sinon que, par moments, j’étais un peu trop motivé, ce qui m’a amené à me priver de passer de bons moments avec ceux que j’aime. J’ai coupé les restos, les 5 à 7, mais je ne me considère pas au régime ; j’ai simplement changé mes habitudes de vie. Je dois maintenant les conserver ça, car je suis un gourmand de nature. 
 
Tu as maintenant 33 ans - pourquoi ne pas l’avoir fait avant ?
Excellente question… J’ai pris le poids de façon progressive, quasiment 10 livres par année, jusqu’à 270 livres au début 2015. Je dois dire que me félicitais beaucoup avec la bouffe. Avec le temps, la bouffe était devenue une manière de me récompenser. J’ajouterais à cela que j’avais peur de me priver. 
 
Une fois tout ce poids perdu, il faut désormais le maintenir. Quels sont tes objectifs ? 
Je ne perdrai pas plus de poids que ça ! Je suis désormais en maintien et je serais à l’aise de regagner du poids avec la masse musculaire. Mes objectifs sont plutôt d’ordre sportif, avec la course, entre autres. Je veux continuer de me dépasser et redevenir le sportif que j’étais. L’été prochain, j’aimerais me remettre à faire des 10 km et améliorer mes temps. 
 
Bravo encore, Olivier, et bonne continuation !