Véhicules automobiles

Sous le signe de l’audace..

Denis-Daniel Boullé
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 Telsa X
Hybride et électrique
Avec les moteurs électriques : zéro pollution si l'on fait abstraction de celle émise par les centrales nucléaires qui fournissent l'électri-cité. La Nissan Leaf, qui ne fait pas recette sur nos routes, tente pour 2016 de se rendre plus attrayante. Entre autres, en affichant une autonomie de 172 kilomètres en pleine charge contre 130 pour sa devancière. À condition de choisir le modèle SV ou SL. Pas de quoi encore faire Montréal-Québec d'une traite, mais petit à petit cela s'en vient. Enfin, Nissan a amélioré les graphismes de l'écran de contrôle de la charge de la Leaf, pour une meilleure compréhension de la consommation. Si le prix de base reste particulièrement élevé, 32 698 $ avant les frais de transport et de préparation, Québec offre un rabais de 8 000 $ pour l'achat de ce type de véhicule vert. Un rabais non négligeable qui pourrait en séduire plus d'un.
 
Depuis deux ans, Tesla annonçait son premier VUS. Le voici enfin dévoilé. Avouons que la silhouette est parfaitement réussie et évite les formes trop angulaires propres à ce genre de véhicule. Autre attraction qui ne manquera pas d'attirer les regards, les portes arrière qui s'ouvrent verticalement, comme des ailes de mouettes. Des capteurs permettent à chaque portière de calculer l'espace nécessaire pour se lever et ainsi donc d'éviter de frapper un mur latéral ou encore une auto garée en parallèle, et même la distance avec le plafond dans un garage ou dans un stationnement public couvert. Cette innovation est la plus visible de toutes les aides technologiques embarquées dans le Tesla Model X qui se veut une véritable vitrine en ce domaine. Le Tesla X propose une autonomie de 400 km sans recharge. Si le lancement a eu lieu en Californie, ce n'est pas seulement parce que le siège social se trouve dans cet état, mais parce que l'élite californienne est friande des gros VUS. Une élite de plus en plus soucieuse de l'environnement. Le VUS de Tesla lui est particulièrement destiné, car le modèle de base se détaillera à partir de 132 000 $ US et qu'il faudra compter 147 000 $ US pour la version Founder.
 nissan
Une puce pour tricher
L'événement de la rentrée aura été sans nul doute l’affaire Volkswagen? Ce constructeur s'est fait prendre les culottes baissées pour avoir installé une puce capable de détecter les tests de pollution et d'en fausser les résultats. La puce était installée sur les moteurs diesel de la firme de Volfsburg et pouvait ainsi répondre aux exigences antipollution de nombreux pays ou états. Et l'on apprenait qu'Audi, filiale de Volkswagen, faisait de même avec ses véhicules diesel. Bien sûr, la facture sera salée pour le constructeur allemand, mais n'entrainera pas, tant s'en faut, une faillite du géant allemand qui ne cesse d'accroître ses bénéfices. En revanche, le diesel qui avait du mal à s'implanter en Amérique du Nord pour les voitures de tourisme ne risque pas de gagner de nouveaux adeptes. Une fraude qui force à réfléchir. Et si Volkswagen n’était pas le seul à pratiquer cette entourloupette pour ne pas perdre de marché ? Déjà le cons-tructeur Nissan a réagi et veut s'assurer que, dans toutes ses usines, on ne s'amuse pas ainsi à falsifier les données et les rendre indétectables aux tests de contrôle. Espérons que les autres constructeurs feront de même. 
 
Certes l'automobile n'est responsable que de 12 % de la pollution mondiale. Mais chacun doit faire sa part, si petite soit-elle. En attendant, les 11 millions de véhicules équipés de ce petit logiciel, qui roulent dans le monde, devront être rappelés par les concessionnaires pour, d'une part, retirer la puce fautive, et, d'autre part, rendre conforme la motorisation aux normes exigées ce qui entraînera une baisse de puissance des moteurs. Mais pour le géant allemand, propriétaire de douze marques et affichant un chiffre d'affaires de 200 milliards d'euros (300 milliards $ CAN), ce n'est pas tant le coût financier de cette bévue qui lui fera mal, mais son image ternie par cette légèreté, celle de faire croire qu'il vendait des autos plus vertes qu'elles ne l'étaient en vérité.
 
La Civic 10e génération ou comment 
relancer un mythe
Même si la Honda Civic reste la voiture la plus vendue au Canada depuis presque vingt ans, force est de constater qu'elle a perdu au fil du temps de l'attrait des premiers modèles. Disons qu'elle s'était assagie sans pour autant perdre les qualités qui avaient contribué à sa renommée, sa fiabilité entre autres, ses qualités routières aussi. Mais les jeunes avaient boudé les nouvelles générations de Civic, surtout que certaines avaient réellement raté leur cible. La 10e génération 2016 marque un tournant et peut-être relancera le mythe de ce modèle qui a marqué grand nombre de conducteurs, puisqu'il s'agit d'un modèle complètement refondu. Les lignes sont plus dynamiques avec des ailes et des portières sculptées et un toit qui descend jusqu'à se confondre avec le coffre. C'est d'ailleurs vue de l'arrière que la Civic 2016 joue le plus d'audace avec des feux en forme de boomerang. Pour l'offre au Canada, deux moteurs seront proposés, un quatre cylindres atmosphériques de 2 litres, et en option un moteur turbocompressé optionnel de 10,5 litres, pour plus de puissance. Originellement proposé sous forme de berline, un coupé devrait rapidement suivre, accompagné d'une version avec hayon. Mais cela ne s'arrête pas là puisque Honda veut renouer avec la sportivité de la Civic avec la version Si, très performante. On promet aussi une version encore plus puissante la Type-R, dont la cavalerie disposerait de 310 chevaux. Une petite bombe.
 
Civic
 
Smart Fortwo
La nouvelle génération de Smart Fortwo est disponible chez les concessionnaires depuis le 18 septembre dernier. Si la plus petite de toutes les petites n'a pas gagné un pouce sur la précédente génération, elle a gagné 10 cm en largeur. Au moins les deux passagers auront un peu plus d'aise pour leur coude. Si la motorisation n'a pas changé, c'est l'insonorisation sur laquelle les ingénieurs ont planché, pour que le moteur, toujours situé à l'arrière, ne soit pas le passager le plus bruyant. Enfin les transmissions aussi bien manuelle qu'automatique ont été revues et corrigées. Mieux étagées, les vitesses passent sans les accoups que l'on ressentait dans les premières Smart. Le coup de crayon de nouvelle Smart est bien réussi qui la distingue de sa devancière sans pour autant la renier, le changement dans la continuité en somme. Les designers, comme toujours, se sont amusés pour l'aménagement du tableau de bord, avec avec l'extrême gauche dans le coin du pare-brise, le compte-tour doublé de l'horloge. Au milieu du tableau de bord trônent en relief deux bouches d'aération qui surplombent les commandes d'aération et de radio, remplacées dans les versions les plus luxueuses par un écran digital. Bien sûr, qui dit Smart, dit voiture urbaine, et ceux qui se sont avenutrés sur des autoroutes à son volant gardent le souvenir de sa très grande sensibilité aux vents latéraux sans oublier et aux appels d'air après le dépassement d'un poids-lourd ou d'un autobus. Il fallait tenir le manche de la Smart à deux mains pour ne pas qu'elles s'égarent dans la nature. Grande nouveauté sur la Smart 2016, celle-ci est équipée du système Crosswind Assist, qui par l'intermédiaire des freins, stabilise la voiture lors de forts vents latéraux. Disponible à partir de 17 300 $ pour la version Pure équipée d'une transmission manuelle, il en coutera 22 300 $ pour la version Prime, avec transmission automatique. Attention, Smart appartient à Mercedes, et les options tout comme les accessoires ne sont pas donnés. Un exemple : il vous en coûtera 140 $ pour le petit cache-bagage. Contrairement à ce qui avait été annoncé, la version quatre portes qui roule déjà en Europe ne sera pas importée de ce côté-ci de l'Atlantique. En revanche, la version cabriolet de la Smart, dévoilée au salon de Francfort en septembre dernier, fera son entrée sur le marché nord-américain au début de l'année prochaine. 
 
Smart Fortwo