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Les villes des Pays-Bas moins prudes que Toronto

Yves Lafontaine
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L'autorité néerlandaise de la publicité a rejeté les plaintes de personnes choquées par une affiche publicitaire vantant les mérites de l’application de rencontres Squirt.

Les publicités pour l’application de rencontres gaies Squirt.org ne seront pas retirées de l’espace public, rapportait ces jours-ci le site britannique PinkNews.

Bien visibles dans des lieux très passants, comme des gares à Amsterdam, Rotterdam et Utrecht, les visuels de l’entreprise Squirt (basée à Toronto) représentent deux jeunes hommes torse nu. Les affiches avaient donné lieu à des plaintes. «Les plus jeunes ne devraient pas être confrontés à des termes comme «squirt» (gicler) et «cruising» (draguer)», estimait les personnes qui se sont plaintes.

Toutefois, l’organisme chargé d’encadrer la publicité néerlandaise estime que «les précautions nécessaires ont été prises dans le cadre du bon goût et de la décence publique». De plus, «les modèles ne sont pas photographiés dans une pose provocatrice ou qui suggère un acte sexuel», a ajouté l’autorité.

Le choix de Squirt.org, propriété de la torontoise Pink Triangle Press (derrière également le site Daily Xtra), de s’afficher dans les lieux publics (comme certaines applications de rencontres pour les hétéros, doit-on préciser) a déjà déclenché des réactions violentes et des actes de vandalisme ailleurs, aux États-Unis où un homme s'est même filmé en train de fracasser un panneau lumineux où était affichée la campagne.

Un autre visuel, représentant trois bears enlacés, a été refusé par les transports publics de Toronto, l'automne dernier. Selon l'organisme public, la publicité risquait d’encourager les utilisateurs des transports en commun à «commettre des actes illégaux», en l’occurrence, à avoir des rapports sexuels en public.