Italie

Renzi sacrifie le droit à l'adoption pour tenter de faire adopter l'union civile

L'agence AFP
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Le premier ministre italien Matteo Renzi a annoncé mardi après une consultation avec son groupe que la loi sur l'union civile pour les couples de même sexe ne contiendrait plus le droit à l'adoption initialement prévu.

Le Parti social-démocrate (PD) du premier ministre a décidé une modification de la loi sur l'union civile en supprimant le droit à l'adoption de l'enfant naturel d'un partenaire espérant que le nouveau texte pourrait être voté jeudi ou vendredi au Sénat.

Matteo Renzi cherche ainsi à priver d'argument l'opposition au projet de loi. Il entend lier le vote du projet de loi avec une motion de confiance envers son gouvernement.

« Le projet de loi peut décevoir certains, mais il vaut mieux que le statu quo qui ne conduit à aucun résultat », a déclaré le premier ministre.

« Je pense qu'il ne peut pas y avoir des enfants de série A et des enfants de série B. Mais ceci étant dit, l'Italie est un pays qui n'a même pas d'union civile et nous pensons que le moment est venu de mettre le mot 'fin' à ce long renvoi constant », avait-il prévenu dimanche dernier. « Le PD n'a pas gagné les dernières élections. Au Sénat, les sénateurs du PD sont 112, les autres sont 208. Donc il faut l'accord de plusieurs autres partis », avait-il ajouté.

Les militants LGBT ont accusé le gouvernement de « vider » le projet de loi d'une partie importante de sa substance et d'abandonner la question de l'adoption « sans combattre ». « Les démocrates nous ont trahis », a déclaré le groupe Arcigay dans un communiqué de presse.