Politique et homophobie

Cindy Lauper et le Cirque du Soleil s'ajoutent à la liste d'opposants à une loi anti-LGBT

Pierre-Olivier Courville
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Cindy Lauper

Après Bruce Springsteen, c'est au tour de l'interprète de Girls Just Want to Have Fun et du Cirque du Soleil de dénoncer une loi jugée discriminatoire pour les personnes transgenres, qui a été adoptée en Caroline du Nord.

La mobilisation contre une loi de l'État américain de Caroline du Nord jugée discriminatoire envers les personnes transgenres continue de faire des émules: la chanteuse américaine Cyndi Lauper et le Cirque du Soleil ont rejoint vendredi le rang des opposants.

Cyndi Lauper, qui milite depuis des années pour les droits des homosexuels, a indiqué que son concert du 4 juin à Raleigh, capitale de cet État du sud-est, serait accompagné d'événements de sensibilisation et qu'elle reverserait tous les bénéfices du spectacle à Equality North Carolina, une organisation militant contre la loi HB2.

Ce texte, promulgué fin mars par le gouverneur républicain Pat McCrory, impose l'utilisation des toilettes publiques correspondant à l'identité sexuelle à la naissance. Sous la pression croissante de personnalités et d'entreprises, il en a restreint la portée le 12 avril. Le secteur privé est libre de la respecter ou non, mais elle reste valide dans les écoles et les bâtiments administratifs.

De son côté, le Cirque du Soleil a annoncé vendredi 15 avril l'annulation de trois spectacles qui devaient faire chacun escale plusieurs jours en Caroline du Nord entre avril et juillet. «Le Cirque du Soleil croit fermement en la diversité et en l'égalité de chaque individu et s'oppose à toute forme de discrimination», a indiqué le groupe canadien dans un communiqué.

À la suite de cette loi, l'État de Caroline du Nord se retrouve donc pointé du doigt par un ensemble de personnalités (Bruce Springsteen avait fait part de son désaccord avec la loi en annulant son concert prévu le 10 avril à Greensboro), mais aussi par des entreprises: Paypal a renoncé à un projet d'investissement et une centaine de dirigeants de grandes entreprises (dont Apple, Bank of America, Marriott, Starbucks, Facebook) ont écrit au gouverneur pour leur signifier leur vive opposition au texte.