Études

Les enfants des couples de même sexe vont aussi bien que les autres

Yves Gauthier
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Alors que les personnes qui sont contre les mariages entre personnes de même sexe avancent souvent qu’il existe un danger pour l’enfant d’être élevé par des couples de même sexe, une nouvelle étude prouve que leur crainte ne sont aucunement fondées, bien au contraire.

Une nouvelle étude américaine publiée dans le Journal of Developmental and Behavioural Pediatrics montre que les enfants élevés par des parents de même sexe sont en aussi bonne santé - physique et psychologique - que les autres et parfois qu’ils sont mieux outiller que les autres enfants. Pour le prouver, des chercheurs de trois universités (Colombia, UCLA et Amsterdam) ont analysé l'état de santé des enfants de 95 familles homoparentales (formées de deux femmes) et de 95 familles hétérosexuelles américaines dont les parents ont une relation stable et continue. Si finalement seuls des couples de femmes ont été retenus pour l'étude, c'est parce que les couples masculins avec enfants ont eux été jugés comme trop peu nombreux pour être représentatifs.

Pour être bien sûr de comparer des situations identiques, des critères (l'âge des parents et des enfants, le niveau d'éducation, le lieu de résidence, l'origine raciale, le sexe des enfants et le lieu de naissance) ont été respectés pour établir deux panels exactement similaires, rapporte CNN.

Selon les chercheurs, il n'y a aucune différence entre les enfants élevés dans ces deux types de famille, aussi bien en matière de santé générale, psychologique, de capacités d'adaptation ou d'apprentissage. Selon eux, d'autres facteurs relationnels, tels que l'état de la relation entre les parents ou entre les parents et l'enfant, sont plus déterminants pour l'enfant. Sans grande surprise, mieux vaut grandir dans une famille aimante, quel que soit le sexe des parents... plutôt que dans un foyer en proie aux conflits.

Autre fait intéressant révélé par cette étude et relayé par Business Standard : les parents gaies présenteraient des niveaux de stress parental plus élevé, que les chercheurs attribuent à l'homophobie à laquelle ils font face ou aux simples regards qu'ils attirent. Les obligeant ainsi plus souvent à justifier leur qualité de parents que leurs homologues hétéros. Mais, comme le montre l'étude, ce stress supplémentaire n'a pas de conséquence directe sur la santé générale des enfants. Bref, ce sont des enfants comme les autres.

SOURCE : GRAZIA