Du 29 juin au 3 juillet

Les artistes s’exposent à nouveau sur la rue

André-Constantin Passiour
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Zoltan Veevaete

Pour une 17e édition, ce festival nous propose, du 29 juin au 3 juillet, des dizaines d’artistes exposants, des étudiants aux professionnels établis. Sous les chatoyantes «Boules roses» de l’archi- tecte paysagiste Claude Cormier, des tentes seront dressées sur la rue Sainte-Catherine Est pour vous permettre d’aller à la rencontre des artistes et artisans plus qu’heureux d’accueillir le public et de discuter de leurs visions de l’art.

la liste de l'été 2016
Parmi les plus de 170 artistes environ, nous avons pensé vous présenter cinq créateurs aux parcours diversifiés.
 
Zoltan VeevaeteZoltan Veevaete
Zoltan Veevaete a été sacré «grand gagnant» du festival 2015 ! «Le Mélange des Masses» décrit bien l’orientation des œuvres de cet artiste peintre. Zoltan Veevaete est un artiste dédié et passionné par l’histoire de l’art. Il transporte le spectateur dans plusieurs directions à la fois. Ses toiles sont percutantes et intelligentes et elles agissent comme un film culte, où chacun des visionnements permet à l’auditoire de s’imprégner de nouveaux éléments. Les niveaux de lecture de ses œuvres sont simples et très complexes à la fois; une sorte de mise en abyme qui reflète les multiples couches de notre existence. Autodidacte, Veevaete a toujours été profondément attiré par les arts visuels. Sa passion et ses ambitions l’ont poussé à troquer la cannette de peinture pour un arsenal de pinceaux. Sur les talons d’une carrière de graffiteur muraliste, il se lance donc dans la peinture, propulsé par son admiration pour le travail des peintres classiques. À la suite d’un voyage de deux ans en Espagne, où il s’exerce à approfondir ses connaissances et son appréciation des traditions de la peinture espagnole, il obtient en 2010 son baccalauréat en arts plastiques de l’Université de Concordia, et remporte le prestigieux prix Cecil Buller-John/J.A. Murphy Scholarship in Drawing. Depuis sa sortie de l’école, il se consacre à son art à temps plein. Son travail en peinture consiste en grande partie à questionner les influences qui le suivent tout au long de son processus artistique, que celles-ci soient picturales ou techniques. Enfin, le mélange des masses est une évolution contemporaine en perpétuelle expansion, qui s’articule autant au niveau de la mode, qu’au niveau de la musique et des technologies de l’informatique et de la représentation. Il s’agit d’un concept qui nous définit en tant que société moderne, où l’emprunt et le mélange des influences du passé viennent sans cesse reformuler les paramètres de notre identité moderne. On se retrouve face à un sujet unique, évolutif, vivant, dynamique; une sorte de tout-en-un.
 
Danniel OickleDanniel Oickle
Avec son partenaire, Yves Therrien, Danniel Oickle vient de remporter le «Phénicia de l’Innovation» pour leur entreprise Guillotine, lors du dernier Gala Phénicia de la Chambre de commerce LGBT du Québec qui s’est tenu le 26 mai dernier… Les créations Guillotine sont un ingénieux amalgame de polymère et de soies recyclées. Les matériaux et les teintes sont minutieusement agencés de manière à mettre en relief la texture des tissus et rehausser la vibrance des couleurs. Danniel a fondé Guillotine à l’automne 2014. Dès janvier 2015, la demande excède l’offre. Conçus pour les hommes et les femmes, les nœuds papillon Guillotine font sensation dans les milieux branchés de Montréal. Cet engouement est attribuable à la qualité des matières utilisées et l’attention portée aux détails dans la fabrication des accessoires, tous complètement assemblés à la main. Outre les nœuds papillon, la collection comprend des colliers, des boucles d’oreilles, des épinglettes et bientôt, des accessoires pour les cheveux. En réutilisant des cravates des soies provenant de designers de mode réputés, Danniel offre une seconde vie et un air de renouveau à des tissus de première qualité. L’amalgame de polymère coloré et de soie imprimée aux couleurs chatoyantes donne un caractère unique à toutes les créations Guillotine et met en valeur leur originalité exceptionnelle. Visitez la nouvelle boutique en ligne de  Guillotine.ca.
 
Melsa MontagneMelsa Montagne
Si ce nom vous dit quelque chose, c’est parce que cette artiste a participé à l’édition 2015 du «Café des arts» de Fierté Montréal organisé par l’artiste Jean-Pierre Pérusse. « La transcription émotive encrée » : c’est ainsi que l’on décrirait ses œuvres. Melsa Montagne propose une série de portraits d'âmes monochromatiques portés sur divers supports tel que la toile, le bois, le papier manuscrit et la partition musicale. Suscitant fascination ou aversion, ils semblent sortir du silence à la manière de la calligraphie chinoise. Melsa est une «Fingersmith», elle enfante de ses gestes harmonieux des personnages imaginaires régn-ants malgré eux. Reine de son propre monde, l’artiste se dévoile à nous dans un style instinctif et exutoire comme le ferait un génie dérangeant, un somnambule «malaisant» pourtant virtuose des hauteurs. Mais qu’à cela ne tienne, son art est fascinant, n’est-ce pas là une définition propre de l’art? Melsa crée des tableaux en techniques mixtes d’acrylique, de pastel, de plomb, d’encre et de collage.
 
IgorMikael Igos
«La peinture me permet d’inventer des mondes : multiples, non conformes, complexes. La toile devient le lieu privilégié pour y projeter et confronter une image à la fois mentale et physique. Je provoque un trouble en maintenant mes sujets en « suspension » dans des espaces brouillés, où tout refuse de se figer dans un cadre définitif. L'essentiel pour moi est que l'image existe, questionne le regard et résiste à une interprétation trop immédiate. Chaque nouvelle peinture commence par une question laissée en suspens dans celle qui la précède, non pas comme une réponse ou une solution mais plutôt comme un nouveau point de départ : un champ de possibilités nouvelles», explique Mikael Igos au sujet de sa peinture.
 
 
 
 
 
Michel MonettMichel Monett
Son nom vous dit peut-être quelque chose, en 2015, la Galerie Dentaire, sur la rue Amherst, lui a consacré une exposition solo d’un mois. «Je m’engage depuis plusieurs années dans une démarche non conventionnelle. Je privilégie au départ l'automatisme du geste pour réaliser ma propre expression du paysage. Cette spontanéité du geste vient appuyer mon désir de créer des formes insolites. En appliquant des couches superposées d’acrylique, j’obtiens une multitude de masses de couleurs aussi différentes et texturées les unes que les autres. Cette multiplication d'applications crée un univers de diversités qui fait 
apparaître les relations de différences, d'ordres et de proportionnalité des composantes de mon œuvre. Cette approche me permet par la suite de mieux définir les formes tout en laissant transparaître la structure de ma composition. L'énergie qui m'anime donne à mes œuvres une dimension sculpturale et coloriste de ma réalité», souligne ce créateur.