Rougemont

À la découverte de la Cidrerie Michel Jodoin

Collaboration Spéciale
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automne

Parfois, lorsque je fais de belles découvertes, je les garde pour moi. D’autres fois, lorsque je me sens l’âme généreuse, je les partage. C’est le cas ici, alors que j’ai failli gâcher, à moi tout seul, une magnifique journée avec mes ami(e)s à la Cidrerie Michel Jodoin de Rougemont!

Michel jodoinVoyez-vous, j’ai horreur de faire de la route et j’aime dire à qui veut l’entendre que je suis allergique au gazon et à l’air pur, tant les joies de la nature m’indiffèrent…  Ceci dit, j’ai réalisé que Mère Nature n’en a pas que pour les néo-bûcherons amateurs de survie, mais qu’elle sait également recevoir les élégants de mon espèce!  
 
D’entrée, la route n’a pas été trop pénible : un peu moins de 45 minutes à partir de Montréal, en passant par l’autoroute 10. Après avoir traversé cette mer de champs rectangulaires, nous sommes arrivées à la petite montagne de Rougemont, que je ne connaissais qu’à cause des jus de pommes du même nom. Nous tournons sur le rang de la «Petite Caroline» pour nous rendre chez Michel Jodoin. Au risque de faire rire de moi, je croyais que «Michel Jodoin» n’existait pas, dans le sens qu’il était décédé depuis longtemps ou qu’il était un personnage fictif de marketing, tel qu’Uncle Ben ou encore Mr. Net… 
 
Premier point fort de notre expédition, le paysage. La Petite-Caroline est une petite route qui s’étire à flanc de colline, cernée par d’immenses vergers. J’étais avec mes proches, dans un océan de verdure et de champs biens ordonnés, avec à l’horizon, la silhouette montagneuse des Cantons-de-l’Est! J’étais à deux doigts de dire qu’on en avait assez vus et qu’on pouvait revenir en ville… Allons, allons, je plaisante
 
Après 5 minutes, nous arrivons à la cidrerie. Nous ne sommes pas les premiers. Une dizaine de véhicules sont déjà dans le stationnement, qui est également une sorte de belvédère qui surplombe le verger. Encore très beau. Après s’être dégourdis les jambes, direction cidre. Nous entrons dans une grande pièce pleine de caisses et de bouteilles de cidres. La boutique est spacieuse et joliment décorée.  La guide, déjà en train d’animer une dégustation, nous salue et nous demande d’attendre quelques instants avant qu’elle puisse s’occuper de nous. On nous propose alors une visite et/ou une dégustation gratuite des produits. Nous prenons les deux. 
 
Pomme GenevaLa visite fut des plus agréables : notre guide avait et le sens de l’humour et le sens du résumé. Il y en a un dans le groupe qui aurait aimé passer la journée à apprendre comment faire du cidre, mais je préfère personnellement tester le produit final! J’ai quand même bien aimé me faire expliquer la fabrication du mousseux et j’avoue avoir été impressionné par les installations, à la propreté impeccable. Après une vingtaine de minute, notre guide nous annonce que c’est maintenant le temps de la dégustation!
 
« Et comment! » que je lui réponds. Nous avions droit à 5 produits en dégustation, mais la guide nous en a fait essayer un de plus, parce qu’elle nous trouvait sympathiques... évidemment! Les cidres se déclinaient des plus légers aux plus puissants. Je n’avais jamais réalisé (en fait je ne m’étais jamais posé la question), qu’il y avait tant de diversité dans le cidre. La guide nous a expliqué qu’au Québec, il y a plusieurs catégories : il y a les cidres tranquilles (sans bulles), de glace, de feu, mousseux (méthode traditionnelle) et pétillants, sans oublier les cidres fortifiés (style porto) et les eaux-de-vies de pomme. Comble de bonheur pour le curieux paresseux que je suis, presque tous ces styles sont disponibles chez Michel Jodoin! 
 
La marque de commerce de la cidrerie Michel Jodoin, ce sont les bulles. C’est d’ailleurs l’argument qui m’a fait sortir de mon confort urbain. Élaborées exactement comme les vins mousseux de Champagne, mais avec des pommes d’ici, pour un résultat original et très agréable! J’ai particulièrement aimé leur rosé, fabriqué avec une pomme à chaire rouge, la Geneva, qu’on nous a décrite comme étant « pas mangeable ». Même si je les soupçonne de dire cela pour décourager les voleurs, je peux vous assurer que le produit final est plus que « hautement buvable »! 
 
 Le cidre de glace… Menoum. Très sucré, bien sûr, mais équilibré, avec juste ce qu’il faut d’acidité pour que ça demeure rafraîchissant. Et je retiens la suggestion de notre guide, de le servir avec un cheddar de 4 ou 5 ans. Dans la catégorie des produits sucrés, mentionnons les mistelles, faite de jus et d’eau-de-vie, titrant entre 18 et 20 % d’alcool. Costaud.
 
Parlant d’alcool, l’autre spécialité de Michel Jodoin, c’est la distillation et les eaux-de-vies de pomme. Certains de mes compagnons d’aventure ont particulièrement apprécié le brandy de pomme, le Calijo, à 40% d’alcool. Tant mieux pour eux, moi je préfère mes bubulles!
 
Après la dégustation, nous avons acheté quelques bouteilles, dont quelques unes ont été dégustées sur place, en piqueniquant dans le verger de la propriété. C’est ainsi, alors que nous étions tous un peu «guillerets», que nous donnâmes à notre conductrice désignée les clés de la voiture. Nous sommes retournés à la maison, en nous promettant de revenir bientôt à Rougemont! 
 
Cidrerie Michel Jodoin,
130 Rang La Petite Caroline, Rougemont, Québec J0L 1M0
T. (450) 469-2676 www.micheljodoin.ca


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