Théorie du genre

Sarkozy et Fillon soutiennent le pape

L'agence AFP
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Nicolas Sarkozy s'est rangé mercredi à Montauban à l'avis du pape François qui a cré la polémique en déplorant la présence de la prétendue "théorie du genre" dans les manuels scolaires en France.

Il a vivement critiqué la ministre de l'Éducation Najat Vallaud Belkacem. "Est-ce que c'est possible d'avoir des manuels scolaires où l'on enseigne pas la théorie du genre sans être dépeint comme un passéiste ?", a demandé Nicolas Sarkozy, lors d'un meeting dans le cadre des primaires de la droite et du centre en vue de la présidentielle de 2017.

"Peut-on refuser le relativisme et affirmer que la parole du pape n'est pas de même nature que celle des idéologues de la théorie du genre ? Madame Najat Vallaud Belkacem aurait mieux fait de se taire, elle nous fait honte", a-t-il lancé sous les acclamations d'une salle des fêtes comble.

La veille, François Fillon s'était dit mardi choqué "qu'on interdise au pape de s'exprimer", déplorant que la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem l'ait "repris avec une arrogance incroyable" après ses propos sur la "théorie du genre".

"Ce qui me choque, c'est qu'on interdise au pape de s'exprimer", a déclaré le candidat à la primaire de la droite pour 2017 sur iTELE. "Mme le ministre de l'Education nationale l'a repris avec une arrogance incroyable".

Najat Vallaud-Belkacem avait "regretté" lundi la "parole pour le moins légère et infondée" du pape François, qui a accusé les manuels scolaires français de propager un "sournois endoctrinement de la théorie du genre".

"La laïcité, ce n'est pas le silence religieux", a encore fustigé François Fillon.

"Il y a un grand nombre de familles françaises, et très au-delà des catholiques, qui pensent que l'école devrait se concentrer sur les fondamentaux, a-t-il également affirmé. Les familles françaises demandent au ministre de l'Education nationale de ne pas se livrer à ses expérimentations fumeuses".