Au volant

Petit tour du côté de Lexus et de Fiat

Denis-Daniel Boullé
Commentaires
 Lexus RX 400
LEXUS
À considérer sérieusement
En 1989, pour contrer l'influence des gran-des berlines de luxe européennes, Toyota créait une nouvelle division, Lexus, qui prouverait que les Japonais pouvaient faire aussi bien sinon mieux. Toyota emboîtait le pas à Honda, qui venait de créer Acura, et serait bientôt suivi par Nissan avec Infiniti. Dès la sortie de la première grande berline Lexus, le pari s'est avéré gagnant. Moins cher que la concurrence allemande, Lexus se positionnait aux États-Unis comme un joueur avec lequel il faudrait désormais compter faisant chuter les ventes de BMW de 29% et de 19% pour Mercedes dès la première année sur le sol américain. Lexus a été l'un des premiers à proposer un VUS de luxe, si l'on excepte Range-Rover, le RX 450, et puis surtout le RX 300 qui non seulement deviendra une belle carte de visite et deviendra vite le chouchou de toute une clientèle. Aujourd'hui si la filiale de Toyota fait partie du paysage automobile québécois, Lexus propose une gamme variée qui devrait convenir à chaque conducteur qui recherche une auto luxueuse, de qualité et reconnue depuis longtemps pour sa fiabilité, à l'image de la maison mère, Toyota. Ceci explique sans nul doute le succès de la marque, qui ajoute à toutes ces qualités, un traitement royal à ses clients.
 
Petit tour dans la vitrine, pour se rendre compte qu'il y en a pour tous les goûts. De la grande berline à la petite, d'un coupé, et bien sûr, quatre tailles différentes de VUS. Difficile de s'y retrouver dans la nomenclature mêlant les lettres et les nombres, ces derniers évoquant la puissance du moteur, si ce n'est que le X signale un VUS. Précisons d'avance que Lexus n'est pas reconnu pour produire des véhicules sportifs, même dans sa version coupé, le RC à moins d'opter pour le modèle F-Sport qui, lui, pourra donner quelques sueurs froides aux conducteurs aguerris recherchant des frissons. Il est vrai que le V8 de 5,0 litres développant 467 chevaux range ce bolide dans la catégorie des pur-sangs.
 
Lexus NX 2017 
Tous les nouveaux modèles de Lexus arborent une calandre trapézoidale et proéminente en son milieu évoquant un sablier. Ce style en arête ne plaîra pas à tout le monde, mais au moins nous fait reconnaître la marque sur la route d'un simple coup d'oeil dans le rétroviseur. Ceux qui se plaignaient de la grande trop grande sagesse du style Lexus seront confondus.
 
Pour 2017, il est bon de s'arrêter sur le petit VUS (NX) et le VUS intermédiaire (RX 400) puisque cette configuration ne cesse de séduire de plus en plus d'acheteurs dans nos contrées marquées par une période hivernale longue. Ces deux VUS proposent une version hybride moyennant un supplément, et le NX se décline en version F-Sport pour un peu plus de dynamisme sur route. Les deux grands VUS, le GX et le LX, ont subi au cours des années des modifications et des améliorations. Ils ont aujourd'hui adopté pour la face avant le style de la grande calandre.
 
Les berlines restent des choix intéressants si l'on veut se familiariser avec la marque. La petite CT se présente sous la forme hatchback animée de la mécanique hybride de la Toyota Prius. En somme, le confort, la conduite rassurante, et des économies en sus. La berline IS est celle qui vous fera peut-être vivre la première expérience Lexus. Plusieurs motorisations sont disponibles, et celle qui semble la plus intéressante pour notre climat est équipé d'un rouage intégrale (IS 300 AWD) en sachant qu'il vous en coûtera 10 000$ de plus que le modèle de base pour cette configuration.
 
En montant dans la gamme et si le standing a une importance pour vous, vous pouvez faire le choix entre une berline intermédiaire (ES), une grande berline (GS) et enfin une grande berline de luxe (LS). Cette dernière qui a toutes les qualités réclamées à ce stade de perfection pêche peut-être par un style trop discret mais comme disait ma grand-mère, le bon goût ne doit jamais être ostentatoire. La LS c'est le nec plus ultra en termes de confort et de silence, mais pour passer inaperçu.
 
La marque continue son essor et a acquéri ses lettres de noblesse. La clientèle lui reste fidèle pour les raisons ci-dessus évoquées. Pour ceux et celles qui souhaiteraient se procurer une Lexus, un point faible à consi-dérer : les options nombreuses qui peuvent s'avérer onéreuses. En ce sens, Lexus peut facilement se comparer à la concurrence allemande.
 
FIAT
Débuts spectaculaires...
En 2014, Fiat est devenu actionnaire majoritaire de Chrysler. Détenant une participation importante du géant américain depuis 2009, le constructeur italien en a profité pour introduire des modèles seulement disponibles en Europe, en Asie et en Amérique latine. La toute petite 500, clin d'oeil à la légendaire topolino qui a régné sans partage sur les micro-voitures des années cinquante aux années quatre-vingt, a tout de suite connu un succès fulgurant. Amusante à conduire avec un intérieur jouant sur le rétro tout en intégrant la nouvelle technologie, la Fiat 500, disponibe en coupé, version découvrable, ou sportive a fait un tabac. Un grand espoir pour Fiat de pouvoir ainsi continuer la percée du marché américain.
 Fiat 500X
Quelques temps après, deux mo-dèles dérivés du coupé sont apparus. La 500 L, une version familiale à 5 portes, et la 500 X, une version plus haute sur pattes et pouvant accueillir un système quatre roues motrices. Ces deux derniers modèles connaissent une vente plutôt confidentielle tandis que la puce de Turin voit ses ventes stagner, l'effet de mode passé. 
 
Cela dit, la presse spécialisée et les associations de consommateurs ont noté que la 500X se détache du lot. Rappelons que la 500X partage l'ensemble de sa structure et de ses composantes mécaniques avec le Jeep Renegade, même si visuellement rien les rapproche. Sachez que le prix de base commence à 18 495 $ pour la Fiat 500 de base pour atteindre 31 495 $ pour la version sportive Abarth. Dans tous les cas, il faut compter 4 000 $ de plus pour la version découvrable. La version L commence à partir de 26 500 $ et la X deux roues motrices à 21 495 $.
 
Disposant du réseau de Chrysler, Jeep, Dodge et Ram, le constructeur italien n'a pas jeté l'éponge pour autant et a décidé de commencer l'importation d'une autre reprise d'un modèle mythique, le spider 124. En fait, il s'agit d'un Mazda MX-5 dont on aurait uniquement changé la carrosserie pour un style évoquant le cabriolet italien d'antan. Même l'intérieur est repris du constructeur japonais, seul le logo change au centre du volant. 
 
De cette union, nous pouvons gager que question qualité de fabrication et de fiabilité, le spider 124 tirera son épingle du jeu.
 
Spider 124 Fiat