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BearCity 3 : une conclusion toute en pilosité

Olivier Gagnon
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Bearcity 3

Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis la sortie en 2012 du deuxième tome de la trilogie BearCity, du réalisateur et scénariste Douglas Langway, lui-même un véritable bear en puissance!

Il a fallu attendre beaucoup trop longtemps pour que la suite et fin de cette jolie histoire puisse se concrétiser à l’écran, principalement pour des raisons de financement, finalement soldées par une campagne de sociofinancement retentissante. Qu’à cela ne tienne, toute l’équipe s’est réunie pour nous offrir une conclusion —  un peu rocambolesque par moments — à cette histoire toute simple d’amitié et d’amour au sein d’un groupe d’amis bears et chasers.  

Après le mariage de Fred (Brian Keane) et Brent (Stephen Guarino), deux des personnages principaux dans BearCity 2 : The Proposal, c’est avec la venue d’un bébé pour le couple que le film débute. L’attente n’est pas de tout repos, ni pour l’un ni pour l’autre, alors que Fred est obsédé par la finalisation de son documentaire sur le milieu bear et que Brent a l’attitude d’une femme enceinte ultra consciencieuse…

Michael (Gregory Gunter) a de la difficulté à composer avec sa peine d’amour non réglée, en plus de devoir dealer avec la jeune ado de sa nouvelle flamme... pas facile! Tyler (Joe Conti), le jeune éphèbe à la conquête ultime de son daddy, fréquente désormais un pompier qui n’arrive pas à faire son coming out, même à 50 ans, et finira par retomber dans les bras d’une ancienne flamme, le très séduisant Roger (Gerald McCullouch), lui-même en peine d’amour pas tout à fait assumée. Tout ce beau monde décidera de se réunir au camping The Woods, en Pennsylvanie, pour la présentation de la première du document tant attendu de Fred. C’est alors que plusieurs scènes quelque peu burlesques se produiront, bouleversant la vie de tous les personnages principaux.

 

Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire d’avoir vu les deux autres films pour apprécier et comprendre l’histoire de BearCity 3, qui se tient d’elle-même. L’évolution dans l’esthétique depuis la première mouture de la série est probablement l’élément qui surprend le plus à travers le film, alors que l’histoire est la plupart du temps cousue de fil blanc. La réalisation a évolué pour le mieux, les images sont superbes et on se plait à se rapprocher de l’écran lorsqu’on voit les beaux mecs en jock, en speedo ou en bobettes courir dans les bois…

Les blagues sont grasses à souhait et on rit de bonne foi à plusieurs reprises à travers le film – parfait pour décrocher d’une longue journée au bureau. La finale, malgré quelques éléments graphiques gratuits, vous êtes avertis, finira par vous mouiller les yeux, c’est pratiquement garanti. Et que dire de la référence subtile à la dernière scène de Mean Girls! Si vous désirez rattraper les deux premiers volets de l’histoire, sachez qu’ils sont disponibles en ligne au bearcity.com. Laissez le trimmer dans son étui et laissez sortir le bear en vous!

BEARCITY 3 sera présenté dans le cadre d'image+nation, festival de films LGBTQueer de Montréal, le samedi 26 novembre, 19h15. PGM9




 

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Bearcity 3

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Publié le 21 novembre 2016

par Olivier Gagnon