France

Deux hommes auraient été victimes d'une agression homophobe à Metz en France

L'agence AFP
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Deux hommes ont été pris à partie et frappés par cinq agresseurs dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'ils sortaient d'une boite de nuit gaie à Metz. Les victimes ont porté plainte lundi après-midi. Elles considèrent qu’il s’agit clairement d’une agression homophobe.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les deux hommes sortent de la discothèque « l'Endroit », située en centre-ville de Metz. C'est une boîte gaie bien connue à Metz. Il est 2 h et demi du matin.

À la hauteur de la rue Haute Pierre, près du tribunal, ils croisent un groupe de cinq hommes, plutôt jeunes, entre 20 et 25 ans. « Tiens, on va casser du pédé ", dit l'un d'eux. Un premier coup de poing part. Une des victimes, un homme de 50 ans, se retrouve à terre. Son compagnon tente de s'interposer. Il décide d'appeler la police, et cela déclenche la furie des agresseurs. Ils le tabassent, le rouent de coups de pied, alors qu'il est à terre. Pendant que trois des hommes les frappent, les deux autres crient. Des insultes qui visent clairement les homosexuels.

L'association Couleurs Gaies, qui défend les droits des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans est indignée. Elle vient d'écrire un courrier au maire de Metz pour demander des actions plus fortes pour lutter contre l'homophobie. Pour Mathieu Gatipon Bachette, le président de l'association, l'absence d'indignation est presque aussi révoltante que l'agression. « Ces manifestations homophobes sont le fruit d’un climat. Et ce qui me révolte encore plus, c’est l’absence de mobilisation qu’on peut voir autour de ces situations d’homophobie ». La victime la plus touchée est un homme de 42 ans, qui a une double fracture du nez, une fracture du sinus et de nombreuses plaies au visage. Son compagnon, qui a reçu un coup de poing, a lui aussi des blessures, mais de moindres gravités.