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Audi se lance dans le VUS Coupé

Denis-Daniel Boullé
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Audi dévoile un tout nouveau modèle au Salon de Detroit, le Q8. Un gros VUS coupe, entendre dont le toit se termine par un grand hayon incliné. L’avantage : celui de conduire un véhicule aux allures de camionnette en ayant de plus la sportivité d’un plus petit véhicule. Contre toute attente, peu aurait prédit un avenir pour ce croisement de genre et d’utilité. Mais, une clientèle s’est reconnue. BMW a ouvert le bal avec le X6, puis, le X4, et Mercedes et Infiniti ont emboîté le pas, le premier avec le Coupé GLE, le second avec le QX70.

Le Q8 reprendra l’architecture et les motorisations du Q7, le VUS grand format de la marque aux anneaux. Compte tenu du fait qu’Audi souhaite produire plusieurs modèles 100% électriques dans les cinq prochaines années, il est fort probable qu’une version hybride rechargeable du Q8 sera rapidement disponible. Actuellement, en Amérique du Nord, le constructeur ne propose qu’un seul modèle hybride, l’A3 Sportback e-tron. 
 
ausiAudi A5 coupé et cabriolet : Plus corrigé que revu. Cet élégant mo-dèle, jouant du charme discret de la bourgeoisie, a fêté ses dix ans l’année dernière. Audi en a profité pour lui redonner une seconde jeunesse. Même si les modifications et améliorations sont nombreuses, force est de reconnaître que seul un œil avisé percevra ces changements. D’être en présence des deux générations d’A5 et de jouer au jeu des 7 erreurs. La ligne de la dernière mouture est un peu plus ramassée accentuant le caractère sportif au premier coup d’œil. L’empattement a été légèrement allongé et profitera surement aux occupants, quand à son poids, il a légèrement fléchi. À noter l’introduction du Cockpit virtuel Audi qui remplace les traditionnels cadrans analogiques derrière le volant. L’affichage se fait à partir de commandes placées sur le volant, et en tout temps le conducteur peut donc vérifier différents paramètres de conduite, choisir son info divertissement ou encore afficher une carte et l’itinéraire à suivre. Le plus, c’est que l’on peut ainsi changer de fonction sans quitter le volant des mains. Le moins, le passager ne peut plus s’amuser à jouer les copilotes ou le DJ.
 
 Sous le capot, les motorisations n’ont pas changé sinon qu’elles reçoivent un surplus de puissance. Le choix se fait entre un quatre cylindres de 2 litres ou pour la version S5, un V6 de 3 litres. Et toutes les versions bénéficient du rouage intégral. Une version turbodiesel était programmée mais, en raison des difficultés rencontrées par la marque dans l’évaluation frelatée des émissions de ses moteurs diesel, le constructeur a préféré reporter l’introduction de ce modèle sur le marché.
 
Si vous êtes un passionné de bolides et avez en plus les moyens, il vous sera difficile de résister à l’Audi R8, l’emblème de la marque aujourd’hui dans ce qui se fait de mieux, de plus rapide aussi. Avec la deuxième génération de R8, Audi a choisi comme à son habitude la sagesse. Ou comme dirait un directeur sportif, on ne change pas une équipe qui gagne. On l’améliore. Et le R8 2017 illustre bien ce que peut être le changement dans la continuité. Plus légère que ce soit le coupé ou le spyder, on a encore abaissé le poids pour gagner quelques centièmes de seconde dans le 0 à 100 kilomètres heures. Le R8 partage sa plateforme avec Lamborghini Gallardo (Lambor-ghini et Audi étant des filiales de Volkswagen), et conserve donc son moteur en position centrale. Au cours de ce changement, le R8 a perdu son  V8 pour ne conserver que le V10, et n’est distribué en Amérique du Nord qu’équipé d’une boite à 7 rapports à double embrayage. Un régal d’autant que le rouage intégral a été, lui aussi, repensé. À l’intérieur, impossible de ne pas être séduit par l’ergonomie poussée mais aussi par l’esthétique et bien entendu par l’installation du fameux Cockpit virtuel Audi. Pour s’amuser au volant de cette extraordinaire engin, il faudra débourser environ 200 000 $, mais ne dit-on pas que lorsque l’on aime, on ne compte pas. 
 
2015 et 2016 ont été bénéfiques pour les ventes de véhicules au Canada. Le segment le plus gagnant, celui des VUS. Les analystes l’expliquent par le coût bas du litre d’essence. Il n’en sera peut-être pas de même en 2017 si l’accord des pays de l’OPEP est respecté.
 
D’ailleurs, dès l’annonce de cet accord le prix du litre a augmenté chez les détaillants. Beaucoup s’inquiètent de cet engouement pour les VUS, considérés comme énergivores, et peu éco responsables. Cependant, ce sont les VUS compacts et sous-compacts qui sont le plus en demande. Traduire par des petits véhicules hauts sur patte à quatre roues motrices qui, à bien y regarder, ne consomment pas plus qu’une berline… Ne condamnons pas tout de suite tout propriétaire de VUS. 
 
Les camionnettes ont la cote au Canada. Le palmarès des ventes canadiennes en 2016 inscrivent en tête de liste deux camionnettes : le Ford Série F (pour la 51e année consécutive), et le Ram Pickup. En troisième position, la Honda Civic, mais qui affiche quand même deux fois moins de vente que le Ford. Les camionnettes ont aussi la cote auprès des voleurs. Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) a dévoilé la liste des dix véhicules les plus volés en 2016. Aux six premières places : Des camionnettes et des VUS. 
 
À quelques jours de son entrée en fonction, les décisions de Donald Trump se font déjà ressentir. Ford renonce à construire une nouvelle usine au Mexique sous la pression de Trump qui menace de surtaxer les voitures construites à l’étranger. General Motors a reçu le même avertissement. Étrange au pays de l’ultralibéralisme, de voir un Président qui a fait fortune grâce à ce système, jouer le protectionnisme économique.