Prévention

MIELS-Québec adopte la vision «Ensemble, préparons un monde sans sida ni VIH »

Éric Whittom
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Photo prise par © Éric Whittom

La directrice générale de MIELS-Québec, Thérèse Richer, a expliqué aux participants la signification de la vision commune du mouvement de lutte contre le VIH/sida du Québec qui s’intitule Ensemble, préparons un monde sans sida ni VIH. «?Ce thème vient de l’objectif 90-90-90 que s’est fixé l’ONUSIDA (voir la signification à la fin du texte précédent) où on s’oriente de plus en plus dans un discours de fin de l’épidémie. La Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA), notre regroupement provincial, a adopté cette vision commune pour dire que si on se retrousse les manches, effectivement qu’on peut probablement y arriver.?»

Elle a ensuite précisé que le terme Ensemble de la vision commune vise à signaler aux gens impliqués dans la lutte contre le VIH/sida l’importance de la solidarité et de la collaboration. «?Si l’on veut mettre fin à l’épidémie, il faut que toutes les instances travaillent ensemble, que ce soit les organismes communautaires, les décideurs publics, les cliniciens et les chercheurs.?» Pour ce qui est du verbe préparons, elle a mentionné que «?ce verbe invite à agir pour que nos actions soient un pas dans la bonne direction?». En utilisant les mots un monde, les organismes communautaires souhaitent que tous les citoyens à travers le monde soient inclus dans la lutte contre le VIH-sida. «?Il me semble que 50 % des personnes qui ont accès aux antirétroviraux, ce n’est quand même pas beaucoup, compte tenu de la disponibilité de la médication aujourd’hui.?»  En ce qui a trait aux termes sans sida, les organismes communautaires désirent exprimer spécifiquement leur volonté de travailler pour un meilleur accès aux soins et aux traitements pour les personnes aux prises avec le sida, peu importe leur provenance dans le monde. «?À partir du moment où une personne est en phase sida, si elle a accès aux traitements, on peut remédier à ce diagnostic afin que la personne redevienne porteuse [uniquement] du VIH?». Les mots ni VIH signifient pour leur part «?qu’il faut travailler à un meilleur accès au dépistage du VIH?». Enfin, elle a précisé que le terme sida avait été mis avant les mots ni VIH «?pour déstabiliser les gens trop habitués à entendre [l’expression] VIH-sida, mais aussi pour que tout le monde se mobilise afin que le sida disparaisse en premier. Le VIH, ça peut être un peu plus long, mais le sida, il serait assez simple à le faire disparaître.?»