Europe

Le Parlement européen demande aux États d'arrêter la médicalisation des personnes trans

L'agence AFP
Commentaires

Le Parlement européen a publié mercredi un rapport sur la promotion de l'égalité entre les sexes dans les domaines de la santé mentale dans lequel il appelle à davantage d'actions pour protéger les personnes trans et intersexuées.

Le rapport du Parlement européen déplore que les personnes transgenres soient toujours considérées comme souffrant de maladie mentale.

« C'est une source de détresse significative pour les personnes transgenres », considèrent les auteurs du rapport qui ajoutent que « chaque enfant devrait pouvoir explorer en toute sécurité son identité et son expression sexuelles », sans être soumis à des pratiques diagnostiques nuisibles.

Les personnes transgenres sont encore soumises à la stérilisation pour que leur sexe soit reconnu dans 13 États membres de l'UE, une pratique que le Parlement condamne dans ce rapport.

Le Parlement reconnaît que la médicalisation, conjuguée aux préjugés, à la stigmatisation et à la discrimination, peuvent entraîner des problèmes spécifiques de santé mentale pour les personnes trans et intersexuées. En conséquence, le Parlement demande à la Commission et aux États membres de veiller à ce que leurs stratégies en matière de santé mentale prennent en compte ces réalités.

Pour Beatriz Becerra, députée européenne, auteure du rapport et membre de l'Intergroupe LGBTI, « l'une des plus grandes croyances entourant la santé mentale des personnes trans et intersexuées, c'est qu'elles sont 'malades'".

En conclusion de son rapport, le Parlement demande aux États membres d'arrêter la stérilisation forcée et la médicalisation des personnes trans et intersexuées.