Italie

Scandale sexuel avec des fonds publics

L'agence AFP
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Le responsable d'un organisme italien de lutte contre la discrimination, financé par des deniers publics, a démissionné lundi soir sur fond de scandale sexuel, selon un communiqué du gouvernement italien.


Francesco Spano (photo), directeur de l'UNAR, le Bureau national anti-discrimination raciale, rattaché à la présidence du gouvernement, est soupçonné d'avoir voulu financer un club de rencontres gay payantes.

Il a toutefois nié, dans un communiqué, toute malversation.

Selon les auteurs d'une émission télévisée, parmi les nombreuses associations recevant des financements de l'UNAR, comme la Croix-Rouge italienne ou l'Unicef, il y a également l'ANDDOS, une association combattant la discrimination sur une base sexuelle.

Or, selon le reportage télévisé, l'ANDDOS organisait en réalité des rencontres homosexuelles payantes dans un club privé où, selon un client cité par le Corriere della Sera, «on organisait trois fois par an des rencontres sur la prévention du Sida» pour justifier l'appellation d'association socioculturelle qui permet l'exemption des impôts.

Le versement des quelque 55 000 euros que devait recevoir l'ANDDOS, sur un budget annuel de l'UNAR d'environ 1 million d'euros, a été immédiatement stoppé par le secrétaire d'État compétent, même si l'émission télévisée avait affirmé le contraire.