Au volant

Les nouveautés du salon de l’auto de Montréal 2017

Denis-Daniel Boullé
Commentaires
intro stage

Le Salon international de l’auto de Montréal s’est tenu fin janvier dernier, et comme à son habitude, a procédé à des dévoilements de modèles dont l’apparition chez les concessionnaires devraient se faire au cours de l’année.  

Tout d’abord, signalons l’introduction d’une nouvelle marque, enfin pas tout à fait. Un fait alternatif pour reprendre une expression en cours. Le constructeur coréen Hyundai, a finalement lancé sa division de luxe : Genesis. À l’instar des Japonais, Lexus pour Toyota, Acura pour Honda et Infiniti pour Nissan, et des Américains, Lincoln pour Ford, et Cadillac pour GM, Genesis sera le haut de gamme de la production. Le premier modèle, la G90, en vente, est une grande berline sensé mener la vie dure aux autres berlines de luxe et surtout au trio allemand, Audi, Mercedes, BMW qui dominent les ventes dans la catégorie. Comme toujours chez Hyundai, on présente un véhicule hyper équipé, sans un catalogue d’options, et l’on tente de rester dans des prix plus attrayants que la concurrence. Reste à savoir, si rouler en Generis donnera à son genesispropriétaire l’image d’une réussite sociale qui impressionne.
 
Il était temps. Le Ford Ecosport qui roule sous d’autres cieux que le nôtre, sera bientôt disponible chez nous. Les VUS sous-compacts ont la cote, et l’Ecosport n’aura aucun mal à trouver sa niche d’acheteurs. Un trois cylindres de 1,0 litre animera l’Ecosport à traction avant. Avec rouage intégral, le petit VUS gagne en puissance avec un quatre cylindres de 2,0 litres. Une seule boîte de vitesses proposées, automatique à 6 rapports.  
 
Un autre VUS déjà présent ailleurs fera son entrée sur nos routes, le Nissan Qhasqai (ça se prononce comment ?) qui se glissera entre le VUS sous-compact Rogue et le plus imposant sans être grand format, le Murano. Nissan a fait sa marque dans cette catégorie avec le légendaire Pathfinder, devenu au fil du temps un VUS grand format et pour ceux qui s’y sentiraient à l’étroit, il y a encore l’Armada, immense. La gamme est aujourd’hui des plus complètes avec 6 modèles sur le marché.
 
Un nom à retenir : Nismo. En fait, il s’agit de la déclinaison sportive de chez Nissan. Mercedes a AMG, BMW la lettre M, pour signaler que la version a été modifiée aussi bien pour la motorisation que pour l’équipement pour être plus sportive. Chez Nissan, le Juke avait été le premier à être distribué dans une version Nismo. C’est au tour de la Sentra d’être vitaminée, voire dopée.
 
Retour en Corée du Sud, où Kia a présenté le Niro. Pour le constructeur ce n’est pas un VUS compact, on préfère parler d’un multisegment. Le Niro ne sera pas équipé d’un rouage intégral même en option. L’originalité du Niro, c’est qu’il vient automatiquement en version hybride, donc plus économique à l’usage. Les premiers essais des chroniqueurs automobiles n’hésitent pas déclarer que le Niro dame le pion en matière de plaisir de conduire aux Toyota Prius. Ces dernières sont de très bonnes voitures mais disons-le franchement pour en avoir conduit souvent, elles manquent sérieusement de pep.
 
Kia a choisi Montréal pour dévoiler la toute nouvelle Rio 5. Pourquoi Montréal ? Parce que le Québec est friand des petits modèles à hayon. La Rio 2018 a subi une refonte totale pour gagner en dynamisme, en sécurité et en espace. Le moteur a subi lui aussi des modifications qui permettent des réactions plus vives tout en réduisant la consommation.
 
Chez Chevrolet, la Cruze, berline à hayon intermédiaire a complètement été redessinée et adopte des lignes plus fluides, plus modernes. Un effort a été apporté à la présentation intérieure pour ce modèle qui pourra recevoir au choix, un moteur à essence ou diesel, et une transmission manuelle ou automatique. Le VUS sous-compact, Trax, n’a subi qu’un rafraîchissement pour le maintenir concurrentiel dans un segment qui ne cesse d’augmenter.
 
Mini a presque fini de renouveler sa gamme. Le dernier et le non des moindres, la Countryman, le VUS de la gamme. Et comme c’est souvent le cas dans l’histoire d’un modèle, il grossit avec chaque nouvelle déclinaison. La Countryman n’échappe pas à la règle car aux dires du constructeur, c’est la plus grosse Mini jamais produite. Entièrement redessiné, ce sont le conducteur et les passagers qui seront ravis de bénéficier de plus d’espace, pour la tête, les épaules et les jambes. Avec ou sans quatre roues motrices, le choix d’une boîte automatique ou manuelle, on peut facilement concocter sa Countryman sur mesure, et même choisir une version ultra performante avec la John Cooper Works. Nouveauté qui mérite que l’on s’y arrête. Mini propose aussi une Countryman à rouage intégral avec une motorisation hybride. L’autonomie en tout électrique serait d’environ 38 kilomètres selon le constructeur. Mais c’est un début.
 
Présenté aussi à Montréal, la Pacifica Hybrid de Chrysler. Elle ne doit plus s’appeler, ni être comparée à une fourgonnette mais à un gros multisegment. Attention cette Pacifica n’est pas une hybride autonome, elle est équipée d’un dispositif de rechargement. Dans les faits, la Pacifica peut se conduire en mode essence une fois les batteries déchargées et ce, sans limite de distance. Pour faire des économies de carburant, il faut donc absolument la recharger. Sinon, rien ne la différencie des autres Pacifica à motorisation traditionnelle.
 
Pour finir sur du rêve pour beaucoup, et la réalité pour quelques uns, le VUS pleine grandeur de Maserati est aujourd’hui disponible au Québec. Baptisé Levante, le constructeur italien a réussi le tour de force de lui accoler la signature visuelle de la marque. De face, de côté, de trois quarts, impossible de ne pas penser à la marque au trident. Élégant, luxueux, et raffiné, le Levante passera sûrement à l’histoire comme un des plus beaux VUS de sa génération. Reste à savoir si le Levante résistera à nos hivers, à nos chaussées perforées, à une utilisation en région difficile, lui dont la vocation semble être avant tout un art de vivre au soleil en bord de mer.