Les matelats Polysleep

Dormir comme sur un nuage

André-Constantin Passiour
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Poly Sleep

Dormir est l’une des choses les plus importantes de notre vie. On y passerait même 220 000 heures ! On dit même qu’une  bonne journée débute avec une bonne nuit de sommeil ! Évidemment, si vous n’arrivez pas à dormir parce que votre carte de crédit est «loadée» au max, ça n’aide pas à accueillir Morphée… Par contre, un bon matelas peut vous aider à trouver confort et aisance pour vous laisser aller à vos rêveries… Mais si, en plus, votre matelas est inconfortable et que vous vous réveillez courbaturé, cela ne sert pas la cause… Mais comment choisir dans un monde où le sommeil se complexifie, semble-t-il, avec toutes sortes d’offres ? Une jeune «start up» montréalaise détient peut-être pour vous la clé de vos nuits à rêvasser et vous propose ses matelas Poly Sleep, avec trois couches de mousse pour épouser votre corps et permettre une détente bénéfique… 

Oui, Poly Sleep est, en effet, une «start up» purement montréalaise fondée par des jeunes, il y a à peine huit mois. Mais qu’est-ce qu’ils ont de particulier leurs matelas ?  Voici comment on le décrit sur leur site web :  «Le Matelas Poly est composé de 3 différentes couches de mousse et de rampes de soutien : une mousse hybride ventilée (qui assure une sensation de fraîcheur tout en épousant les formes de votre corps), une mousse souple (qui fournit un confort supplémentaire), et une mousse de haute densité (qui garantit un sommeil de meilleur qualité). Les rampes de soutien situées sur les côtés ont été ajoutées afin que les côtés du Matelas Poly ne s’aplatissent pas quand vous vous assoyez sur le bord. Le matelas est entouré par une housse imperméable».
 
Comparé à certains autres matelas, avec mousse mémoire par exemple, dépendant de la grandeur, le prix d’un Poly Sleep peut avoisiner les 1 000$. «On voulait être capable d’offrir un produit d’une grande qualité à un coût moindre, affirme un porte-parole de la start up. Du fait que notre produit est fabriqué dans une usine ici, mais sans magasin et tous les coûts qui s’y rattachent, on peut vendre moins cher. Il n’y a pas de vendeur non plus, donc la personne sent moins de pression puisqu’elle effectue son achat en ligne. C’est moins stressant aussi…»
Il s’agit d’une mousse hybride, un dérivé de la mousse mémoire. Cela procure la même sensation. Donc on se fait entourer par la mousse lorsqu’on dort, mais une fois que l’on bouge, le matelas revient à sa forme initiale.
 
Ainsi, la commodité est un élément essentiel du modèle d’affaires de cette compagnie. Les jeunes entrepreneurs ont travaillé avec des experts de l’industrie de la mousse pour «développer un produit qui convient à tout le monde et ce, pour une fraction du coût d’un matelas que l’on retrouves en magasin, avec une meilleure garantie et une qualité supérieure», peut-on lire sur leur site web. On commande donc sur leur site et, 3 à 5 jours ouvrables plus tard, on reçoit le matelas livré chez soi, dans une belle boîte et il est prêt à être ins-tallé. On peut essayer le matelas pendant 100 nuits et, si ça ne fait pas votre affaire, vous pouvez le retourner. On viendra le chercher. «Ce n’est pas une farce, si au bout de 99 nuits vous ne l’aimez pas, on viendra le repredre… c’est notre politique !», souligne ce cofondateur de Poly Sleep.
 
Lorsqu’on parle de «l’achat local» et bien Poly Sleep en est un bel exemple puisque les mousses sont créées et assemblées à Saint-Léonard, la housse provient d’une usine de tricot à Ville Saint-Laurent, etc. «C’est un produit 100% canadien et même montréalais ! S’il y a un problème, on va l’usine directement puisque tout est fait ici, on n’a pas besoin d’envoyer un message quelque part en Asie et d’attendre la réponse, on peut régler le problème à la source. Même le livret d’instruction est imprimé à Ville Mont-Royal avec du papier canadien ! », nous explique-t-on.
 
Donc, comme on l’a vu précédemment, il n’y a pas de salle de montre. On prévoit plutôt des «pup-up shops», des kiosques temporaires, dans des centres d’achats au centre-ville, sur la Rive Nord, sur la Rive Sud ou même dans le West Island… «Les gens pourront ainsi se familiariser avec nos matelas. Nous aurons des tablettes sur lesquelles ils commanderont en ligne», note ce responsable.