Ensemble pour une société toujours plus ouverte et riche de sa diversité

25 000 $ pour 2 projets de lutte contre l'homophobie au Saguenay-Lac-Saint-Jean

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Un soutien financier de 25 000 $ vient d’être accordé pour la réalisation de deux projets contribuant à la défense et à la promotion des droits des personnes de minorités sexuelles dans la région du Saguenay - Lac-Saint-Jean. L'objectif consiste à favoriser la pleine reconnaissance des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT) ainsi qu'à prévenir ou à combattre les préjugés et la discrimination fondés sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre.

Le soutien financier accordé dans la région se décline ainsi :

  • 15 000 $ pour « De l'homophobie vers l'ouverture », un projet de l'organisme Toxic-Actions qui prévoit des séances de démystification et la formation d'intervenants dans les écoles secondaires;
  • 10 000 $ pour « S'élever contre l'homophobie… pour une société ouverte à la diversité », un projet d'Escale Centre-Ville du secteur Saint-Félicien qui vise la réalisation d'activités de sensibilisation dans les maisons de jeunes de Saint-Félicien et de Saint-Prime.

« Nous avons toujours eu la ferme volonté de soutenir les organismes LGBT et les organismes communautaires dans leurs actions de sensibilisation et d'information», a déclaré Philippe Couillard, premier ministre du Québec, ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et député de Roberval. « Nous devons travailler ensemble à faire en sorte qu'au Québec, chaque personne, quels que soient son âge, son orientation sexuelle, son apparence ou son origine, se sente en sécurité et respectée partout. Ce soutien que nous accordons aujourd'hui à ces deux projets, qui seront réalisés au bénéfice des citoyens de notre région, est une démonstration concrète de notre engagement à faire du Québec un endroit toujours plus ouvert et inclusif. »

«Encore cette année, les organismes ont été nombreux à répondre à l'appel de projets et je les en remercie», a poursuivi Stéphanie Vallée, ministre de la Justice et Procureure générale du Québec. «Je suis impressionnée par la qualité et l'originalité des projets retenus. Ces initiatives s'ajoutent à celles de notre gouvernement, ce qui permet d'étendre et de renforcer nos actions pour continuer de favoriser la diversité sexuelle et l'identité de genre partout au Québec. »

« C'est toujours un plaisir de constater que des projets structurants sont réalisés dans notre région, en particulier lorsqu'il s'agit d'activités pour nos jeunes des communautés LGBT et pour les personnes-ressources qui interviennent auprès d'eux» a déclaré pour sa part Serge Simard, député de Dubuc et adjoint parlementaire du premier ministre pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. «Je suis persuadé que ces projets leur fourniront les outils nécessaires pour améliorer la compréhension et l'acceptation de la diversité sexuelle dans leur milieu. »

L'aide financière a été accordée dans le cadre du cinquième appel de projets du programme Lutte contre l'homophobie, qui découle du Plan d'action gouvernemental de lutte contre l'homophobie 2011-2016.

Ce programme fonctionne sous forme d'appels de projets publics. Cette année, une attention particulière a été accordée aux projets issus du milieu communautaire actif en région pour appuyer davantage les intervenants locaux et régionaux. Pour être admissible, le projet doit notamment contribuer de façon significative à l'atteinte des objectifs du programme et être réalisé en douze mois ou moins. Quant à l'aide gouvernementale, elle doit totaliser un maximum de 50 000 $ par projet. À ce jour, le programme Lutte contre l'homophobie a appuyé 94 initiatives en provenance de 45 organismes, pour une aide financière du Gouvernement du Québec totalisant près de 1,9 million de dollars.

Les projets appuyés au Saguenay-Lac-Saint-Jean font partie d'un soutien financier global de 550 500 $ versé à 30 organismes, majoritairement issus du milieu communautaire, et répartis dans onze régions du Québec.

Rappelons que le gouvernement du Québec a fait un pas supplémentaire en ajoutant à la Charte québécoise des droits et libertés l'expression de genre et l'identité de genre comme motifs de discrimination.