Tortures d’hommes gais en Tchétchénie

Le Collectif Carré Rose organise une vigile de solidarité ce vendredi

André-Constantin Passiour
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Louis-Alain Robitaille
Photo prise par © Serge Blais

Face aux histoires d’horreur qui ne cessent de faire surface en provenance de cette république du Caucase membre de la Fédération de Russie, cette organisation montréalaise LGBT dénonce les pratiques des autorités tchétchènes et demande à la population de participer à une vigile pacifique au parc de l’Espoir, le vendredi 21 avril de 18h à 19h.

Même la très conservatrice ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, s’est dite très préoccupée par les rapports en provenance de Tchétchénie et faisant état d’enlèvements, de détention et de torture à l’égard des hommes gais dans cette région à majorité musulmane de la Russie. Cette dernière en appelait au président russe Vladimir Poutine d’intervenir afin que cessent ces violations des droits de l’Homme. D’ailleurs, des élus au Congrès américain, autant républicains que démocrates – comme les sénateurs Thom Tillis (républicain) et Ben Cardin (démocrate), entre autres – ont dénoncé l’attitude dure et intransigeante des présidents Ramzan Kadyrov de Tchétchénie et Vladimir Poutine de la Fédération de Russie. 

Déjà plusieurs campagnes sont mises sur pied du côté international. À Montréal, le Collectif Carré Rose, dont la mission est de dénoncer la violence faite aux personnes LGBT, invite la communauté à une vigile en appuie aux LGBT de Tchétchénie, au parc de l’Espoir, à Montréal, situé au coin des rues Sainte-Catherine et Panet.

Certaines organisations internationales non gouvernementales, comme Amnesty International en Russie, rapportent même l’établissement d’un «camp de concentration» où l’on aurait enfermé et torturé plusieurs dizaines d’hommes gais. Il s’agirait d’un camp militaire dans lequel des hommes seraient battus à répétition. S’il s’avérait qu’il existe bel et bien un tel camp en Tchétchénie, ou plusieurs même, ce serait la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu’une telle chose se produise. Il n’est donc pas surprenant que certains européens s’inquiètent au plus haut point d’un tel fait : «La Belgique souhaite rappeler que les droits de l'Homme sont universels et indivisibles, […] Si les faits rapportés se confirment, il est crucial qu'une enquête soit ouverte, que les auteurs identifiés soient poursuivis et que les victimes puissent bénéficier de justes réparations», a déclaré le ministre des Affaires étrangères de Belgique, Didier Reynders, dans un communiqué, tel que cité par le site LaLibre.be