Vendredis sans censure au Saint-Matthew's

L’animateur Stéphane Gendron en drag d’un soir

Éric Whittom
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Dans le cadre de ses Vendredis sans censure au Bar Saint-Matthew’s, Réglisse a reçu, le 31 mars, Stéphane Gendron, notamment animateur de l’émission La Commission Gendron et «fantastiques» à l’émission Éric et Les Fantastiques qu’anime Éric Salvail, deux émissions diffusées en semaine sur Énergie Québec 98,9 FM.

« C’est grâce à ma fille qui voulait voir à quoi je ressemblerais en femme, parce qu’elle est une fanatique de drag queens, notamment de l’émission RuPaul’s Drag Race. J’ai donc contacté la doyenne des drag queens à Québec, Réglisse, qui m’a invité à faire un numéro de drag avec elle », a-t-il expliqué à Fugues pendant sa transformation en Chloth Laporte, qui a demandé environ deux heures et demie en compagnie de La Gladu, une drag queen qui excelle sur les scènes de Québec.

« Quand je l’ai invité lors de son émission à la radio, je voulais juste être polie, a commenté Réglisse avec l’humour qu’on lui connaît. Je ne pensais pas qu’il allait accepter. Je me suis comme fait pogner. » Plus sérieusement, Réglisse souhaite qu’il retienne que le métier de personnificateur féminin demande une longue préparation avant de se produire sur scène. « Ça prend plus qu’une heure ou deux. »

C’est donc un Stéphane Gendron méconnaissable qui a livré une prestation endiablée sur une chanson du groupe Corbeau avec la chanteuse Marjo, J’lâche pas, sous les yeux stupéfaits et amusés notamment de sa fille, de son garçon et des membres des émissions La Commission Gendron et Éric et Les Fantastiques, dont Éric Salvail, Anne-Élisabeth Bossé, Mike Ward et Rémi-Pierre Paquin.

Après son numéro et une discussion rigolote avec Réglisse, il a déclaré à Fugues dans sa loge qu’il avait tellement apprécié son expérience, notamment le résultat de sa transformation, qu’il n’hésiterait pas à recommencer. «Pour avoir fait de la politique, j’ai aimé le contact avec la foule. Être vu comme une femme, j’ai trouvé ça provocant, mais j’ai été bien à l’aise. J’aurais pu faire ça comme métier probablement dans une autre vie. Je me trouvais plus belle en femme qu’en gars. »

Il en a profité pour saluer le travail des drag queens. «Honnêtement, quand tu ne l’as pas fait, tu ne réalises pas que c’est un méchant contrat. Un tour de piste, c’est déjà trop. Imagine trois numéros dans une soirée. Il faut que tu aies des dons artistiques.»